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mercredi 9 octobre 2013

VALENTINE GOBY : KINDERZIMMER et Charlotte Delbo

Rentrée littéraire 2013

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück  (camp dit "de travail") compte plusieurs dizaines de milliers de détenues déportés politiques, des ressistants.  Mila  (Suzanne Langlois) a vingt-deux ans quand elle arrive à l’entrée du camp avec sa cousine Lisette. Elle est une jeune résistante au printemps 1944. Elle  est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, ni de quelle façon. Elle ne connait pas son corps, elle est orpheline et elle ne sait pas si elle est véritablement enceinte. 
Elle accouche d'un nourrisson  à la KinderzimmerC'est la pièce que les nazis mirent en service en 1944 pour les bébés nés dans le camp. Les mots, la solidarité sont très importants ils permettent de rester en vie. Tout le monde s'organise pour aider la mère à nourrir le bébé quand le lait vient à manquer, il faut se procurer coûte que coûte un peu de lait condensé et aussi du charbon pour chauffer la Kinderzimmer l'hiver.  Une quarantaine d'enfants sont sortis vivants sur cinq cents. Sabine s'est Marie José Chambart de Lauwe puéricultrice de la Kindezimmer de Ravensbrück en 1944. 
 Marie José Chambart de Lauwe
Je rapprocherai ce roman à celui de l'échappé tous les deux se passent durant la seconde guerre mondiale et la musique le piano à sa place. Cette histoire est poignante et bien sûr très intéressante évidement mais  Ce n'est pas un coup de cœur pour moi !   
J'ai été déçu par l'écriture de Valentine Goby. Ce roman est une déception en faite alors que j'avais tellement aimé l'échappé. En complément voir le billet de Philisine  qui sait parfaitement rende justice à ce roman.




2013 est l'année du centenaire de la naissance de Charlotte Delbo 

Charlotte Delbo est une femme rebelle, mais qui ne se met jamais en avant elle est méconnue en France. Le 24 janvier 1943, elle est déporté à Auschwitz , puis  transférée à Ravensbrück le l7 janvier 1944. Évacuée par la Croix rouge le 23 avril 1945. Elle fera du théâtre dans les camps avec des femmes passionnées de théâtre.  A son retour elle va prendre la plume, elle écrivit des pièces, de la poésie. Vingt ans après Auschitz, elle écrit sa trilogie: « Auschwitz et après. » l'Histoire avec un grand H. 
« Revenir ce n'est pas tout », écrit Charlotte Delbo, « c'est revenir pour se remettre à vivre, à vivre tous les jours, à travailler et à faire des dettes, à faire des économies pour payer ses dettes, à retourner au bureau parce qu'on ne sait pas faire autre chose dans la vie de tous les jours, à chercher un logement parce qu'on ne peut pas vivre autrement, à être à l'heure, parce qu'au travail il faut être à l'heure. De quoi vous plaignez-vous, la vie c'est la vie. De quoi vous rêviez là-bas? De manger à votre faim de dormir à votre sommeil, d'aimer à votre amour. A manger, à dormir, à aimer. Vous l'avez depuis que vous êtes rentrés. L'Histoire c'est fini, soyez heureux comme tout le monde, l'histoire c'est un moment. Maintenant c'est la vie. Et pourquoi donc vouliez-vous revenir? Sortir de l'histoire pour entrer dans la vie essayez donc vous autres et vous verrez. » Je connais Charlotte Delbo via un livre témoignage " Le convoi du 24 janvier" (1965), c'est un ouvrage que j'avais acheté car je m'intéressais comme fascinée par ses femmes fortes, courageuses qui furent résistantes et déportées. Puis Nancy Hutson évoque la personnalité de Charlotte Delbo dans son essais "Professeur de désespoir"
 France Inter 1er émission - 2ème émission
L'on peut entendre sa voix de titi parisienne dans le cadre de l'émission de Jacques Chancel Radioscopie. Puis il y a peu j'ai assisté il  y a peu  à une lecture conférence au Musée  d'art et d'histoire Juive palpitante autour de Charlotte Delbo  . 

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