Pages

jeudi 17 octobre 2013

SARAH WATERS : Du bout des doigts

Traduit par Erika Abrams

Le roman s'ouvre sur Oliver Twist de Dickens (roman que j'ai adoré à lire cet été) l'ambiance des bas-fond de Londre c'est là d'où vient Sue. Lant Street (Londres) est le rendez-vous des voleurs et des receleurs. Sue Trinder, orpheline, est confiée dès le plus jeune âge aux bons soins d'une trafiquante de nourrissons. À la veille de ses dix-huit ans, un élégant, surnommé Gentleman, homme manipulateur , lui propose d'escroquer une héritière, Maud Lilly. Maud vie chez son oncle collectionneur de livres dans un manoir reculé du monde dans la campagne anglaise, l'univers est feutré et austère. Sue, en entrant au service de la riche jeune fille, tombe avec ingénuité dans un piège. Qui manipule qui ? Un roman qui tourne aussi autour des livres  érotique et plus particulière la bibliophilie. "- Mon épouse a été vouée aux belles-lettres dès son plus jeune âge. Son oncle, qui l'a élevée, est un homme qui vit pour l'étude. Il lui a donné la même éducation dont il aurait fait bénéficier un fils. Le premier amour de Mme Rivers, c'était l'amour, je dirai plus, la passion des livres." Sarah Waters traite aussi de la folie et des femmes que l'on mette à l'asile. Roman terrifiant car il évoque le trafic d'enfant à l'époque victorienne.  

C'est un roman où l'atmosphère  est pesante  voire sensuelle mais aussi d'une grande cruauté. Malgré tout mon avis est tout de même mitigé car je trouve selon moi que la psychologie des personnages n'est pas crédible trop manichéenne, contrairement à l'époque victorienne si bien décrite. A cause de cela j'ai trouvé des longueurs dans la troisième partie.et je vous invite à lire un billet qui rejoint mon ressenti chez le livrophile.


Enregistrer un commentaire