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lundi 2 septembre 2013

EDGAR ALLAN POE : Double assassinat dans la rue Morgue

Traduit par Charles Baudelaire

Le début de la nouvelle est une réflexion sur l'importance qu'on donne à l'analyse dans l'esprit humain.
Auguste Dupin et le narrateur apprennent qu’un meurtre a été commis dans la rue Morgue.

“Double assassinat des plus singuliers. – Ce matin, vers trois heures, les habitants du quartier Saint-Roch furent réveillés par une suite de cris effrayants, qui semblaient venir du quatrième étage d’une maison de la rue Morgue, que l’on savait occupée en totalité par une dame l’Espanaye et sa fille, mademoiselle Camille l’Espanaye. Après quelques retards causés par des efforts infructueux pour se faire ouvrir à l’amiable, la grande porte fut forcée avec une pince, et huit ou dix voisins entrèrent, accompagnés de deux gendarmes.
Cependant les cris avaient cessé ; mais au moment où tout ce monde arrivait pêle-mêle au premier étage, on distingua deux fortes voix, peut-être plus, qui semblaient se disputer violemment, et venir de la partie supérieure de la maison. Quand on arriva au second palier, ces bruits avaient également cessé, et tout était parfaitement tranquille. Les voisins se répandirent de chambre en chambre. Arrivés à une vaste pièce située sur le derrière, au quatrième étage, et dont on forcera la porte qui était fermée, avec la clef en dedans, ils se trouvèrent en face d’un spectacle qui frappa tous les assistants d’une terreur non moins grande que leur étonnement.
 "


La rue Morgue est une petite rue du quartier Saint Roch. Les deux femmes  assassinées vivaient plutôt recluses et on ne leur connaissait pas d’ennemi.  Surtout rien de volé, ce que la police n’arrive pas à comprendre. Mais ce n’est pas tout, les fenêtres sont bloquées de l’intérieur à l’aide de gros clous que les policiers ont eu un mal fou à retirer. Le seul indice, répété par tous les témoins interrogés et dont Dupin lira les dépositions, avant d’aller inspecter les lieux du crime, ce sont deux voix, l’une s’exprimant en français, et l’autre, haut perchée, et dont tous les témoins s’accordent à dire qu’elle s’exprimait dans une autre langue, mais une langue qu’ils ne reconnaissent pas avec certitude, une langue autre que la leur. 
Dupin finira par éclaircir le mystère et mettra la main sur le coupable.

Le " Double assassinat dans la rue Morgue" est un grand classique de la littérature policière. Le dénouement est assez scotchant, c'est une nouvelle très bien ficelée. 
Edgar Poe était un passionné d'énigmes et de cryptogrammes. C'est un roman qui inspirera Gaston Leroux avec "Le Mystère de la chambre jaune". 

2 commentaires:

Margotte a dit…

Oh ! un classique qu'il est toujours bon de lire ou de relire :-)

maggie a dit…

J'ai eu ma période E. Poe. C'est vrai que ses énigmes sont plutôt bien ficelées ! C'est un peu le sherlock holmes américain !