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dimanche 11 août 2013

KATE SUMMERSCALE : L'affaire de road hill house

Traduit par Eric Chédaille

Un matin du 30 juin 1860, à Road, dans le Wilthshire (ouest de l'Angleterre), la nurse de la famille constata que le lit d'un des enfants dont elle avait la charge, le petit Saville, 4 ans, était vide. Plus tard dans la matinée, on retrouva le corps sans vie du garçonnet - il avait été égorgé, peut-être préalablement étouffé - dans les latrines des domestiques. Pour la police locale, l'évidence s'imposa que le crime n'avait pu être commis que par une personne habitant la propriété : les parents du garçon, les frère et soeurs aînés, nés du précédent mariage du père, ou les domestiques. " Dans l'Angleterre victorienne, beaucoup d'enfants naturels furent supprimés par des femmes à bout de ressources. en 1860, les journaux faisaient presque quotidiennement état d'infanticides. Les victimes étaient habituellement des nouveau-nés, et le meurtrier la mère."
Whicher
Jack Whicher

L'affaire passionne les médias de l'époque, la rumeur. Un détective de Scotland Yard, Jack Whicher, est dépêché sur les lieux. Dans cette enquête les références littéraires en rapport avec cet horrible meurtre sont très intéressante, surtout après avoir lu Pierre de Lune de Wilkie Collins et Le mystère d'Edward Drood de Dickens c'est ouvrage victorien est fort intéressant. Le détective Jack Wicher  (fils de jardiner)a inspiré le sergent Cuff le délicieux détective amoureux des roses dans "Pierre de lune".  " La chemise de nuit était son chaînon manquant, un objet imaginé étayant la pertinence de ses autres découvertes, l'équivalent du squelette qui faisait défaut à Darwin pour prouver que l'homme descendait bien du singe." En 1860, Le Secret de lady Audley fut un des premiers et des meilleurs romans dits "à sensations" ou "à énigme" qui dominèrent la scène littéraire. 
L'écrivain Kate Summerscale s'est immergée dans les innombrables archives policières de l'enquête et dans la presse enflammée de l'époque pour retracer les péripéties des investigations et restituer les faits dans un tableau plus vaste et passionnant : les moeurs de la société victorienne.  C'est un livre qui se lit facilement proche d'un roman policier, enquête, sous forme d'essai c'est comme cela que je le définirai. Mais un bémol tout de même, trop de détails pas forcément utiles. C'est tout de même un ouvrage qui doit être lu si l'on s'intéresse à l'époque victorienne. 
Complément chez Miss Léo

4 commentaires:

In Cold Blog a dit…

Ce titre figure sur ma LAL depuis que le roman est sorti.
Tom petit bémol ne m'effraye pas et je pense que je prendrai plaisir à découvrir cette histoire sordide.
Je le le garde donc dans ma liste.

Lou a dit…

Alors finalement peut-être devrais-je lire "Pierre de Lune" avant... comme dans beaucoup d'autres cas j'avais lu une partie de ce livre avant de le mettre de côté et j'ai tant attendu que je pourrai recommencer à zéro même si je me souviens de quelques faits. J'ai également le livre suivant de l'auteur dans ma PAL. Enfin tu connais ma PAL dantesque, qui ne manque pas de Victoriens ! En tout cas c'est chouette d'avoir fait à la suite ces trois lectures qui se répondent !

Syl. a dit…

Bonjour,
Je devais le lire en LC puis par manque de temps ou désorganisation complète, je ne l'ai pas lu. Ce titre est toujours souligné sur mon carnet.

dasola a dit…

Bonjour même sans être passionné par l'époque victorienne, ce livre vaut la peine d'être lu, il est passionnant. Lire mon billet http://dasola.canalblog.com/archives/2008/07/03/9644690.html Bonne soirée.