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samedi 6 juillet 2013

JOSEPH BIALOT : La station Saint-Martin est fermée au public

A la fin de la Seconde Guerre mondial, un homme a été ramassé quasi mort  par des soldats américains dans la région de Metz. Ils l'ont nommé Alex. A-t-il une famille ? Des enfants ? Un métier ? Il réapprend à vivre. 
" Alex" ! Un prénom d'emprunt suivi d'un nombre tatoué sur le bras ! Dernier domicile connu ? Auschwitz ! Amis ? Famille ? Pardon ? Vous dites ? C'est quoi une famille, en 45 ? Un mot volatile qui disparaît du vocabulaire dès qu'il se heurte à la famine, au froid, au corps atteint du tremblement de la terreur qu'aucune volonté ne domine plus, le stade final qu'atteint un individus, sans repères lorsqu'il ne compte plus que sur lui seul, avant d'abandonner définitivement l'autocombat pour la survie et de plonger dans le néant absolu." Il est français et il porte un tatouage donc il est juif et qu'il a été déporté à Auschwitz, semble t-il !. Il va rejoindre Agnès une infirmière  à Paris. " Sans savoir pourquoi, sans savoir définir concrètement ce qu'il éprouvait , Alex, malgré les blancs de sa mémoire, ressentait Paris comme une ville en attente." Et là des souvenirs lui reviennent au fur et à mesure de ses déambulations et des quartiers traversés. Un nom frappe sa mémoire : celui d’une station de métro. Son passé est là, tout près, il le sent. Pourra-t-il enfin renouer les fils d’une mémoire occultée ? Il retrouvera son vrais prénom. 
C'est une histoire vrais, authentique que nous raconte Joseph Bialot. Comment cet homme va  retrouver la mémoire. Un récit poignant, l'écriture prend aux tripes le lecteur. En complément un billet intéressant ici

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