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mercredi 3 juillet 2013

JERÔME CLEMENT : Plus tard, tu comprendras

C'est grâce à Lily que je dois cette lecture, il se trouve que je la lis seulement maintenant.

 " Plus tard, tu comprendras " me disait ma mère. Je m'étais toujours demandé ce qu'il y avait à comprendre. Une Parisienne, juive, pharmacienne née de parents russes et qui a traversé douloureusement la guerreIl me restait pourtant l'essentiel : tenter de répondre à la question " Qui est cette femme qui m'a aimé et que j'aime et qui m'a donné la vie ? ". Vivante, c'était ma mère. La source et la clé de ma vie. Morte, c'est une femme qui a vécu, avant moi, une autre vie.  C'est en vidant l'appartement de sa mère que l'auteur, découvre son histoire familiale et ses secrets tout d'abord dans une pochette rouge. Il découvre que ses grands parents ont été déporté en 1944. Son père Yves,  catholique et breton est fils d'industriel, destiné à la pharmacie. Il entretien une correspondance avec Raymonde Gornick une femme juive  russe originaire d'Odessa, qu'il rencontre à la faculté de pharmacie. " Le mariage civil a donc lieu en grande pompe, robe longue et voile en organza, couronnes et parures d'un côté, redingote et frac de l'autre. Il existe une grande photo, la seule où l'on voit les deux familles rassemblées en deux groupes distincts : Les Levitsky, Gornick, Kamsky, Sirota d'un côté, les Clément, Maquet, Lemy, Saint-Germain, Royer de l'autre. Au milieu mon père et ma mère, enfin unis après trois ans d'une lutte sévère ; elle est souriante, lui très sérieux. Quels sentiments cachent-ils derrière leurs sourires figés ? De la résignation, de la rage ou une vraie joie ?" Ensuite il découvre un classeur vert. Là il apprend que la pharmacie a été acheté au nom de sa femme.  Et c'est son père qui gère la pharmacie. En 1941, son père  a déclarer au commissariat,  sa femme juive selon la loi de l'époque . Puis, le jeu de piste continue dans des classeurs, il se rend sur les traces de ses ancêtres maternelles. Son grand père était fourreur, propriétaire d'un magasin de confection dans le Xième arrondissement.
Dans ce roman autobiographique, importance des lieux, des objets rappellent un secret de famille douloureux lié à l'Histoire. 
Ce roman de Jérome Clément est intéressant avant tout pour la transmission familiale, sur des faits historiques, les secrets de famille liés à la complexité de l'époque et de son Histoire (la Seconde Guerre Mondiale) ce roman se rapproche je trouve dans ma mémoire par certain côté au livre de Philippe Grimberg : Le secret. 
A la lecture je n'ai ressenti aucune émotion, pas d'attachement particulier à son histoire familiale.  Tout simplement je ne suis pas sensible à son écriture  et pour tant le sujet me passionne. Pour finir je dirai que mon impression de lecture est mitigée. 



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