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samedi 18 août 2012

CAROLINE BLACKWOOD : GRANNY WEBSTER

Traduit par Michel Marny

"La maison de l'arrière-grand-mère Webster dégageait la même sensation d'humidité qu'on éprouve dans de nombreuses église."
Après la fin de la guerre, la narratrice de quatorze ans orpheline de père s’installe chez son arrière-grand-mère, à Hove près de Brighton.  Soit disant pour voir la mer ! Le portrait qu’en dresse l’auteur est effrayant, fait froid dans le dos pour tout dire. L’arrière-grand-mère Webster vit seule dans sa demeure glaciale avec sa domestique Richards. Le père de la narratrice aimait rendre visite à cette parente glaciale à Hove.  Elle ne  se souvient absolument pas de lui, elle avait neuf ans quand elle apprit sa mort. La Tante Lavinia, personne aussi étrange, tente de se suicider dans sa baignoire de marbre.  La narratrice s’interroge sur sa grand-mère, la fille de l'arrière-grand-mère Webster. " J'avais rencontré ma grand-mère une fois, mais j'étais si jeune que je ne m'en souvenais pas." Mais d'après sa vieille cousine Katleen, c'était une femme à moitié folle et très belle et sa mère l'emmenait à des bals à Londres. Une fois mariée, cette femme était incapable de tenir la maison.Tommy Redcliffe,  un ami de son père depuis l'enfance dévoile à la jeune fille l’histoire de son père et de sa grand-mère. " Il ne faut pas oublier, dit-il, que quand ton père est revenu en permission de la jungle birmane, il a dû trouver les Londoniens, avec tous les bombardements de nuit, déboussolés et sur les nerf. " Alors il se rendait à Hove chez l'arrière grand mère Webster. Pourquoi ? 
 La folie de la grand-mère allant grandissante, la maisonnée tomba dans la décadence. Elle se mit à croire aux elfes et aux fées, elle ne reconnaît plus personnes. "Elle pouvait être soit extrêmement exaltée, baragouinant des inepties en prétendant que les fées l'avaient choisie comme reine, soit pétrifiée, roulant des yeux d'une façon qui faisait pitié et gémissant qu'elle était la proie d'un mauvais sort."
Elle est complètement déconnecté de la réalité. Un livre étrange, une curiosité, l'histoire de la décadence d'une famille. En tant que lectrice je n'ai pas été conquise par la totalité de ce court roman, j'ai trouvé intéressant la description de la grand mère et non de l'arrière grand mère glacial. Mon avis rejoint celui de Dominique : "Je viens de le terminer, j’ai modérément aimé car j’ai trouvé que l’auteur ne choisit pas vraiment le genre de récit qu’elle veut faire, il y a des passages excellents et d’autres où je me suis platement ennuyée . Un peu décevant" 
Exactement je dirai la même chose. En tout cas je remercie Lou pour cette curiosité, loin d'être complètement inintéressante. Voir billet chez Margotte. J'ai choisi la couverture anglaise car la couverture des éditions Bourgois est pas terrible. 

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