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jeudi 12 janvier 2012

OLGA GRUSHIN : Le kiosque

Traduit de l'anglais par Alain Defossé- L'auteur est en 1971 à Moscou. Elle vit aux États-Unis depuis 1993. Elle a choisit d'écrire en anglais. 

En Union soviétique, à une époque non déterminée, une rumeur circule selon laquelle un célèbre compositeur en exil revient à Moscou pour un dernier concert. Une file d'attente commence à se former devant un kiosque. 
Une femme Anna fait la queue et Sergueï, musicien rêvant d'interpréter une symphonie, apprend qu'il n'y aura que 300 places disponibles avec un seul billet par personne pour un concert unique. Il est alors persuadé que c'est lui, et personne d'autre de sa famille, qui a le droit d'aller écouter Selinsky." J'aimerai beaucoup assister à ce concert, si c'est possible." Peu à peu, des gens qui ne se connaissent pas se retrouvent, chaque jour, pendant un an, des liens se nouent entre eux. Et, au fil du temps et des saisons qui passent, alors que le kiosque reste fermé, ces "silhouettes" anonymes prennent corps. Des rencontres se nouent, des souvenirs  refont surface, des événements inattendus les aident à dépasser les frustrations quotidiennes. Puis qui est ce musicien Selinsky ? Il a écrit parait il des interprétation très originales de chants traditionnels folkoriques, dans sa jeunesse, mais des symphonie aussi.  Est-il  vivant ? Igor Selinsky  est un musicien qui peuple l'imaginaire des musiciens amateurs, des mélomanes. 
Igor Stravinsky
Ce roman est une réflexion en quelque sorte concernant la notion du temps qui passe. Cette notion du temps qui passe est tellement actuelle et dans l'air du temps qu'elle a retenue mon attention : "Folklore, danses régionales, valses, violons tziganes, pour moi c'est du pareil au même, je ne vais pas perdre mon temps pour une quelconque symphonie ." " - Tu sais bien, quand on grandit, et que ton père te dit que la vie est courte, et qu'il faut faire des choix et travailler dur et tout ce radotage, sinon tu te réveilles un matin et tu te rends compte que tu as perdu ton temps, ou que tu n'as plus le temps, enfin tu vois. "
" Avez vous jamais songé à la nature du temps ? (Le Temps ? Ce fleuve qui coule, et dans lequel ne peut entrer et demeurer intact. Le serpent qui se mord la queue." Cette attente  est très pesante, et ce peuple veut à tout pris réaliser un rêve magique. Olga Grushin  s'est inspirée d'une histoire vraie. En 1962, le célèbre compositeur du Sacre du printemps Igor Fiodorovitch Stravinsky est invité par le régime soviétique à venir diriger un concert à Moscou ; ce sera son premier voyage de retour dans son pays natal après presque 50 ans d'absence. La file d'attente pour les billets commença un an avant le spectacle et se transforma en un étrange et compliqué réseau social. Il est en quelque sorte le grand compositeur fantôme pendant toute la durée de cette attente pour pouvoir assister à ce concert. Est ce qu'il aura lieu ? 
 C'est un roman très intéressant car il évoque une période intemporelle,  les personnages ne sont pas forcément attachant.  D'ailleurs, pour commencer,  j'ai trouvé les contours de l'histoire, les personnages flous. J'ai eu du mal à rentrer dans ce roman à y trouver mes marques. Il est probable que je n'ai peut-être pas lu ce roman dans de bonne condition quoique je ne sais pas trop, séduite mais ... . c'est un roman aussi un peu trop long, pas inintéressant non plus loin de là !

J'ai découvert ce roman  grâce à un livre voyageur, j'aime beaucoup avant tout  l'écriture de ce roman très agréable à lire, plutôt que son contenu c'est à dire l'histoire en elle même. 


3 commentaires:

Kathel a dit…

Un roman que je note, que je raye, que je renote... Je pense qu'il me faudrait une période propice pour le lire, pour ne pas ressentir de longueurs...

valou a dit…

c'est clair que parfois, les pages sont longues à tourner...je suis comme toi, intéressée par le contexte, moins par les personnages, qui avaient tendance l'un comme l'autre à m'agacer...s'il a retenu ton attention malgré tout, je suis contente de l'avoir fait venir à toi...je t'envoie la nouvelle adresse de suite... à bientôt !

Malice a dit…

@ Kathel : N'hésite pas de le demander à Valou. Elle le fait voyager. Tout de même un livre très intéressant, j'ai adoré l'écriture, un véritable régal ;-)
@ Valou : Encore merci !