Ce roman nous emmène sur l'île de Wight, où sont rassemblés durant un été une demi douzaine des plus grands écrivains et artistes excentrique de l'époque victorienne. En commençant ce roman ce roman, j'ai eu l'idée d'évoquer:
la photographie à l'époque victorienne en compagnie de
Lewis Carroll et de Julia Cameron
Lewis Carroll et de Julia Cameron
L'ouverture du roman est directement tirée d'un passage faisant référence à Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll "la plupart des domestiques de Mme Julia Cameron s'affairent, dans un retentissant et triomphal tohu-bohu, à barbouiller les roses de peinture."" Pour des raisons dont nulle n'ose s'enquérir, les roses rouges doivent être repeintes en blanc."
Le révérend Dodgson (Lewis Carroll) se rend à Freshwater pour rendre visite à Julia Cameron la dernière semaine de juillet 1864. Voici ce qu'il dit dans son journal (traduction Philippe Blanchard édition Bouquin) "28 juillet J'ai rendu visite à Mrs Cameron, qui m'a prié de lui apporter mes photographies ce soir. Elle m'a montré les siennes, dont certaines sont très belles."
Dodgson professeur de mathématique à Christ Church Oxford, il bégaie. Il a consulté plusieurs spécialistes pour essayer de traiter ou d'atténuer ce trouble (source Lewis Carroll au pays des merveilles) Il compte bien présenté à Tennyson son manuscrit d'Alfred Tennyson avec beaucoup d'aplomb. "" Tu n'as pas l'intention de montrer ton bouquin ridicule à Tennyson ?" se sont esclaffés ses ignares de collègues. "
| Hallam Tennyson - © Lewis Carroll |
" La rose rouge crie :"Elle approche, elle approche"
"Elle est en retard"pleure la rose blanche ;
Le pied d'alouette dit : " Je l'entends, je l'entends",
Et le lis murmure :"Et moi je l'entends." Poème Maud que Julia Cameron aimait beaucoup, elle n'arrête pas de le réciter.
| Mary Ryan :domestique irlandaise de seize ans © Julia M.Cameron |
| Tennyson -© Cameron |
" Les plaques au collodion devinrent accessibles au grand public en 1855. Pour prendre une photo, il fallait une plaque de verre poli que l'on enduisait dans une chambre noire, d'un mélange photosensible de collodion et de nitrate d'argent. Cette opération achevée, la plaque humide devait être aussitôt exposée à un maximum de lumière - lumière du jour, donc-, puis tout de suite rentrée dans la chambre noire pour y être séchée et vernie. La prise exigeait un temps de pose prolongé, jusqu'à quarante-cinq secondes, durant lequel le sujet devait rester absolument immobile sinon l'image était floue ou n'apparaissait

simplement pas. Trente kilos de matériel étaient nécessaires pour exercer en plein air, et les produits chimiques noircissaient les mains : les grands pionniers comme Julia Margaret Cameron ou Lewis Carroll étaient connus pour porter des gants en public- encore que chez ce dernier, l'habitude confinait presque à la manie." (source Lewis Carroll au pays des merveilles)
Ahhh! Ça a l'air trop cool! Je veux le lire!! Tu connais le titre en anglais ? Ma biblio a seulement ses livres en anglais.
RépondreSupprimer@ Mélodie, je pense que ce roman est certainement plus plaisant à lire en anglais qu'en français. J'en suis convaincue ! Le titre en anglais est Tennyson's Gift.
RépondreSupprimerC'est dans le roman qu'on parle de la photographie ? Bel article, je note !
RépondreSupprimer@ Maggie : Oui il est question de photographie et de Julia Cameron. Elle a énormément photographié Tennyson. Mais l'extrait que j'ai mis sur mon billet proviens du Lewis Carroll (Gallimard Découverte)
RépondreSupprimerMerci pour la précision : je note, je verrai bien...
RépondreSupprimerce billet est très intéressant, j'ai justement vu récemment une expo sur Alice au Pays des Merveilles où l'on parle de la passion de Lewis Caroll pour la photo. Ce billet peut figurer dans le challenge victorien si tu veux, n'hésite pas à me redonner le lien :D
RépondreSupprimerMerci ! Je viens de vérifier, et la biblio a en effet Tennyson's Gift :-)
RépondreSupprimerTrès beau billet.