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jeudi 29 décembre 2011

FOTTORINO ÉRIC : Question à mon père

"Longtemps je me suis interdit d’aimer deux pères à la fois. Michel, celui qui m’adopta à l’âge de dix ans, me donna son nom de Méditerranée, son temps infini, une affection aussi discrète que démesurée. En aimer un autre eût été à mes yeux une trahison. Pourtant j’avais bien sûr un père naturel, un père biologique : Maurice Maman, médecin accoucheur. Juif du Maroc, dont j’ai cru pouvoir nier l’existence après l’avoir vu à ma demande, l’année de mes dix-sept ans. Michel et Maurice se sont rencontrés une fois, le jour de mon mariage. "

Éric Fottorino après avoir évoqué son père adoptif dans " L'homme qui m'aimait tout bas" (pas lu). Il honore la mémoire de son père biologique Maurice Maman. C'est pas banal d'avoir un père dont le patronyme est Maman, cela est étrange et peut-porter confusion et incompréhension. Éric Fottorino aurait très bien pu porter le nom de son père biologique Maman mais ces grands-parents n'ont pas apprécié l'union de leur fille avec ce juif marocain. 
   Le grand thème de cet ouvrage est la quête des origines, d'où vient il ? L'importance de l'identité, il remonte le chemin de ses origines. À travers ce portrait de son père, il rend hommage à Albert Cohen le grand romancier, grand fierté de Gaston Gallimard d'avoir été son éditeur. Gallimard est l'éditeur d'Éric Fottorino et tout ses romans tournent autour de l'identité.   
Mon avis est le suivant, au départ j'ai trouvé que cet ouvrage était intéressant car il est certain que c'est important et voir primordiale de savoir d'où l'on vient. L'intérêt pour Éric Fotorino est de remonté dans le temps pour pouvoir connaître son histoire personnelle. Elle est fascinante pour lui et non pour le lecteur, en tout cas moi. J'ai été séduite, intriguée puis l'ennui est apparu, je ne me suis pas du tout attachée à sa propre histoire qui la enrichie en tant qu'individu. La raison de l'ennui est peut-être que j'ai trop lu de récit qui tourne autour cette question l'identité, peut-être aussi parce que tout simplement cet lecture est mal venu en cette fin d'année et elle ne colle pas à mon avis de lecture du moment, tout simplement. Je rapprocherai ce récit avec celui de Leïla Sebbar " Je ne parle pas la langue de mon père".  

" Le père, le grand absent, voilà un thème en or qui fait marcher nombre d'écrivains" écrit Pierre Michon. C'est assez dur comme remarque mais en même temps c'est tellement vrais que cela a retenu mon attention !!!! Voir l'excellent billet ici. Les Taiseux de Jean Louis Ezine livre lu aussi, un récit assez proche avec le Fottorino. 

3 commentaires:

Jules a dit…

Un livre que je lirai certainement!

Fransoaz a dit…

Je termine à l'instant "Le dos crawlé", c'est le premier Fottorino que je lis. J'ai acheté depuis longtemps "Questions à mon père", je ne l'ai pas encore lu.
Son écriture, très imagée, me donne envie de continuer.

Malice a dit…

@ À vous deux !
Je trouve que c'est fabuleux de savoir raconter, transmettre son histoire familiale, de savoir d'où l'on vient etc..