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jeudi 15 septembre 2011

JAMES MATTHEW BARRIE : Peter Pan dans les jardins de Kensington

C'est les cinq chapitres tirés du Petit Oiseau Blanc, concernant Peter Pan. J'ai lu ce conte dans trois versions différentes.

* La première fois que j'ai rencontré Peter Pan dans les jardins de Kensington" c'est au édition Terre de Brume, par l'intermédiaire de la traductrice Céline-Albin Faivre avec " Petit oiseau blanc".
J'apprécie cette quatrième de couverture rédigée par la traductrice elle même.

" Insaisissable comme l'esprit de l'enfance, le mythe de Peter Pan est immortel ; pourtant, personne ne sait vraiment qui est cet enfant échoué sur les rivages de la Serpentine... Ce conte vous révélera quelques-uns des secrets de celui qui est le reflet de votre propre enfance perdue... La leçon de James Matthew Barrie est ici, plus que jamais, implacable : renoncer à l'enfance est terrible ; renoncer à grandir est terrible. La tragédie de Peter Pan réside dans ce dilemme ; mais, en vérité, à la lecture de ce conte, le lecteur comprendra que cet enfant des limbes ne peut choisir : il est condamné à ne jamais grandir, car il n'est pas un véritable petit garçon ; il est semblable à l'une de ces fleurs séchées qui tombe soudain des pages d'un livre longtemps oublié. Il est l'enfant d'un rêve — le nôtre — qui, jamais, ne peut être contemplé en plein jour. Seul Arthur Rackham, l'un des plus grands illustrateurs anglais de tous les temps, pouvait suggérer l'impossible, donner vie à ce prodige — la naissance de Peter Pan — et nous délivrer de cet aveuglement si bien décrit par Novalis : « Il ne tient qu'à la faiblesse de nos organes et de notre contact avec nous-mêmes que nous ne nous découvrions dans un monde de fées. » Fuyez... et aimez ce songe !"
Je trouve que tout est dit avec une grande justesse très délicate. J'apprécie cette édition pour avoir la tête dans les illustrations d'Arthur Rackham, car aidé par le grand format le lecteur peut voir les minuscules détails des illustrations. J'aime l'attention que la traductrice a apporté au texte. En temps que lectrice, j'ai ressenti l'amour qu'elle porte à cette auteur. J'admire son travail de petite fourmis qui travaille dans son antre.* Puis en même temps les éditions Corentin ont eux aussi à leur tour sortie une très belle édition complète du conte de Barrie (cela n'était pas le cas dans une première version et puis le livre était beaucoup moins soigné). Et d'ailleurs, l'éditeur le précise bien que c'est une nouvelle édition révisée (2010) et traduit par Marie Paule Page. Les notes de bas de page de la traductrice se complètent avec celles de Terre de Brune. Et, j'ai apprécié cette édition pour son format et le résultat de cet ouvrage est vraiment soigné, agréable, réalisé avec beaucoup de goût.

* La troisième édition que je connais de ce conte c'est une version ancienne : édition Classiques juniors Larousse qui n'existe plus dans une traduction d'Yves Bomati et Gérard Militon et les illustrations de Noëlle Le Guillouzic.

Ce conte nous raconte la naissance de Peter Pan dans les Jardins de Kensington à Londres, il a été élevé par des oiseaux sur l'île de la Serpentine. C'est un petit garçon de sept jours qui ne sera jamais un homme ni un oiseaux d'ailleurs c'est un petit Entre-les-Deux. Il est à part. Le jardin est un personnage en soit plein de féerie. En lisant Peter Pan dans les jardins de Kesington, j'avais l'impression d'avoir plein de paillettes dans les yeux, il faut dire que le monde que nous décrit James Matthew Barrie est remplit de féerie et de merveilleux, mais l'arrière est sombre et il règne une grande mélancolie. J'apprécie la richesse de son écriture, y découvrir quelques fanstiques pépites. J'aime son écriture remplit d'affection et de grâce ! Et que dire des illustrations d'Arthur Rackman elles sont très fidèles à l'univers de Barrie. "Peter Pan dans les jardins de Kensington" me fait penser à l'univers d'Andersen, univers très proche je pense à " Elfe et la Rose", "La Reine des Neiges".
Puis comme une évidence surtout venant d'un romancier anglo-saxon le rapprochement avec Shakespeare : " Songe d'une nuit d'été "pour le monde féerique. Barrie aimait se promener dans les jardin de Kensington s'était se promenade favorite en compagnie de son chien Porthos.

*"Les parents sont interdits de séjour à Kensington Gardens. Les nurses sont là pour y emmener leurs enfants. "
* " Barrie leur raconte  ( aux enfants Llewelyn) que les enfants qui se brisent la nuqueen tombant de leurs landaus sont enterrés dans Kensington Gardens, et que c'est Peter qui s'occupe d'ensevelir leurs corps. Il dit que les pierres blanches sur lesquelles sont inscrits des chiffres et des initiales - W. St. M et 13a P.P. 1841-, qui servent à établir la frontière exacte entre la paroisse de Westminster St Mary et celle de Paddington, sont en réalité de petites pierres tombales sur les minuscules sépulcres de Walter Stephen Matthew et Phoebe Phelps."

 ( source Rodrigo Fresan : Les Jardins de Kensington traduit par Isabelle Gugnon)


5 commentaires:

Wictoria a dit…

très beau billet qui ravive des moments magiques !

claudialucia a dit…

Les trois éditions sont toutes très belles et rendent bien la féérie!

Malice a dit…

@ Wictoria : Oui ;-):))) Exactement !
@ Claudia : C'est trois éditions sont fidèles et respectueuse envers Barrie me semble t-il !

maggie a dit…

Ton billet me donne envie de relire ce conte. Hélas dans l'édition folio, il n'y a pas ces magnifiques illustrations ! J'ai été tout émue en voyant la statue de Peter Pan dans le jardin de Kensingthon mais le film avec J. Depp, ne m'a tout à fait conquise...

Malice a dit…

@ Maggie : Peter Pan dans les jardins de Kensington tiré du petit oiseau blanc. Ce conte évoque la naissance de Peter Pan. Ce conte se situe avant Peter Pan (édité en Folio)