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mercredi 31 août 2011

HARUKI MURAKAMI : La Ballade de l'impossible

Traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle

J'avais lu, il y a quelques années avec Au sud de la frontière à l'ouest et j'avais été sous le charme. J'ai eu envie de me plonger dans ce roman de Murakami grâce à Anne Sophie dont l'emballement m'avait séduit !

Au cours d'un voyage en avion, Wanatabe, entend la chanson des Beatles : Norwegian Wood. C'est chanson le ramène en arrière quand il était étudiant à Tokyo de 1968 à 1970, le voilà plongé dans ses souvenirs de jeunesse. Il repense à son meilleur ami, Kuzuki, a son suicide. Il a marqué Naoko, et Wanatabe la retrouve. Elle a été très affecté par la mort de son petit ami Kuzuki . " J'avais un copain avec lequel je m'entendais bien qui s'appelait Kizuki (en fait c'était mon seul véritable ami), et Naoko était sa petite amie. Il se connaissaient depuis l'enfance presque depuis le berceau, puisqu'ils habitaient à deux cent mètres l'un de l'autre." Il formait un trio très soudé. Le thème de la mort va prend place dans tout le roman sous forme de questionnement.

"LA MORT N'EST PAS LE BOUT DE LA VIE
ELLE FAIT PARTIE"
" Pendant la dizaine de mois qui s'écoulèrent entre la mort de Kizuki et la fin de mes études secondaires, je fus incapable de trouver ma place dans le monde qui m'entourait. " Les japonais ont un rapport très particulier à la mort, il y a un taux de suicide impressionnant au Japon. Kizuki était un garçon intelligent, brillant tout comme la sœur de Rieko qui s'est suicidée jeune. Naoko se repose dans une institution pour se reconstruire où elle a fait la connaissance de Rieko (femme plus âgée), elles sont bien dans cette institution. Elles sont comme dans un cocoon car la vie normal, le dehors est agressif. Wanatabe va leur rendre visite dans cette maison de repos , il forme un trio comme au temps de Kizuki. " Quand il pleut de cette façon, j'ai l'imprssion que nous sommes tous les trois seuls au monde, dit Naoko. Si la pluie ne s'arrêtait pas, nous pourrions rester ainsi indéfiniment."
Une sensation de flottement se dégage dans l'écriture d'Haruki Murakami, de douce mélancolie. La pluie joue un rôle c'est la note mélancolique. C'est pas un roman d'une grande gaieté, non mais j'ai été séduit voir envoûté par l'écriture. J'ai trouvé ce roman vraiment bien, un plaisir de lire d'être happée par ma lecture. Même si il ne se passe pas grand chose, il est certain, ces jeunes cherchent à donner un sens à leur vie, ils sentent seules, attirés par un sentiment de vide c'est comme cela que je le perçois. J'ai aimé la bande son de ce livre, la référence au Beatles et à la musique des sixities, le piano et la guitare avec Rieko.
C'est un roman très japonais ouvert sur l'occident. C'est un roman initiatique pour Wanatabe il doit grandir et devenir adulte.
Un roman en partie autobiographique, la littérature tient une grande place, entre autre Fitzgerald. J'ai relevé un passage intéressant pour deux raison, la première il montre l'attachement pour laquelle l'auteur Haruki Murakami enfin le narrateur, a pour la lecture. Mais la deuxième raison concerne pourquoi nous, lecteurs, aimons lire. Est ce pour le plaisir de dévorer les livres ? " Je lisais beaucoup, mais contrairement au lecteur qui dévore une quantité de livres ,"ou Est ce pour s'imprégner de la lecture d'auteurs pour lesquels nous avons de l'affection ? " Les auteurs que j'aimais alors s'appelaient Truman Capote, John Upike, Scott Fitzgerald, ou Raymond Chandler, mais en classe comme au foyer, je ne trouvais personne aimant lire ce genre de roman."

Voir le billet de Clarinette

4 commentaires:

Wictoria a dit…

le plaisir de la lecture, celui es romans, vient surtout de découvrir ou de retrouver un style, un auteur, petite, je lisais tout ce que j'avais à ma portée, en tout lieu : à table, les étiquettes, dans la rue : les pub ou les plaques d'immatriculation... à l'école : mes livres de classes en avance, même si je ne comprenais pas grand chose, surtout en maths !
partout partout !
mon Dieu suis-je folle ?
;)

Wictoria a dit…

j'aime bien les auteurs mentionnés à la fin : Capote, Fitzgerald, Chandler (connais pas Upike) est-ce dans la vraie vie que les personnages de romans peuvent trouver un écho ? oh oui !

Midola a dit…

C'est un auteur que je voudrais découvrir mais je n'ai pas encore eu le courage de m'y plonger. J'ai souvent du mal avec la lenteur japonaise...

Malice a dit…

@ Wictoria : J'aime bien ton souvenir d'enfance ;-)
Moi aussi je ne connais pas Upike. Oui je suis assez d'accord avec toi il est certain que parfois les personnages de roman trouve un écho en nous !
@ Midola : Ah ! il est certain qu'il y règne un climat qui ne nous ait pas familier ;-)