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jeudi 18 août 2011

GUADALUPE NETTEL : Pétales et autres histoires embarrassantes

Traduit par Delphine Valentin

Guadalupe Nettel est un écrivain que j'ai découvert au Festival América septembre 2010. C'est une écrivaine mexicaine qui parle admirablement français. Voilà le point de départ et pourquoi j'étais très partante pour découvrir ses nouvelles. Et, ni une, ni deux j'ai demandé à Leiloona ce recueil puisqu'elle en faisait un livre voyageur.
Dans la première nouvelle il est question d'un photographe ophtalmologiste, il photographie que des paupières des personnes à Paris. Original comme sujet c'est pas banal, une nouvelle très surréaliste, étonnante.
La troisième nommé bonzaï l'ai pas moins. Un japonais découvre sa véritable personnalité grâce à sa rencontre avec un jardinier. C'est une nouvelle que j'ai trouvé intéressante et qui as retenu mon attention. Concernant la nouvelle " L'autre côté du quai", elle évoque la solitude, plus particulièrement la Véritable Solitude. La nouvelle intitulé "Pétales" est la plus étrange voir un homme qui va dans les toilettes des femmes pour y respirer les odeurs. Il est pas étonnant que cette nouvelle choc. C'est amusant car en la lisant, elle me permet de faire un lien avec un film de Jean Eustache " Sale histoire" l'histoire est plus ou moins similaire à la nouvelle de Guadalupe Nettel ." Un homme, jeune, raconte à un auditoire d'amies une histoire qui a été la sienne : pendant un temps, son plaisir consistait à regarder, à travers une fente de la porte, dans les toilettes féminines d'un café, presque allongé par terre, le sexes des femmes."

Un rapport cru avec les odeurs, description étrange et qui parfois mais mal à l'aise, dans ce recueil de six nouvelles. Où, il est question de la beauté pour ce qu'elle est et non pas pour ce qu'elle devrait être. Elle rend le quotidien de ces personnages fantastique, hors norme et la couverture illustre parfaitement cet ambiance onirique. Selon Guadalupe Nettel l'écrivain voit la vie des autres avec leurs défauts pour les transformer en littérature. L'univers de Yoko Ogawa est assez proche de celui de Guadalupe Nettel. En conclusion, ce recueil est avant tout une curiosité intéressante mais si je n'ai pas été complètement conquise, la dernière nouvelle est trop longue à mon goût.

5 commentaires:

Agnès a dit…

la honte totale je n'ai jamais lu cette auteure- je lis plutôt en français, mais là, je crois que je dois sortir de mon confort... merci de cette découverte.

Agnès a dit…

(je vis au Mexique)

liliba a dit…

J'avais beaucoup aimé, même si c'est parfois un peu bizarre....

Malice a dit…

@ Agnès : Mais de rien ;-)

@ Liliba : Oui pour être bizarre c'est bizarre, rien à dire de ce côté là !

Leiloona a dit…

J'avais découvert cet auteur avant Yoko Ogawa, et c'est vrai que leurs univers se ressemblent fortement ! C'est d'ailleurs pour cette raison que je les aime. ;)