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mercredi 1 décembre 2010

HARPER LEE : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur



Traduit par Isabelle Stoïanov

" Tirez sur tous les geais bleus que vous voudrez, si vous arrivez à les touchez, mais souvenez-vous que c'est un péché de tuer un oiseau moqueur."

Dans une petite ville d'Alabama à Maycomb Atticus Finch élève seul deux enfants, Jem et Scout, âgé de dix et sept ans. Il est secondé par Calpurnia, une cuisinière dévouée noire. La narratrice est Scout, une petite fille malicieuse, plein de fraîcheur, elle sait décrire le monde qui l'entoure. Les habitants de son entourage sont des puritains et refermés sur eux mêmes avec leurs préjugés, période de la ségrégation raciale.
Ce roman se situe dans les années trente, durant la grande dépression, période difficile, la haine raciale. Atticus Finch, le père de Jem et Scout est avocat. Il défend les noirs et il est mal vu par les habitants conservateur. Les pages concernant l' éducation qu'Atticus transmet à ses enfants est intéressantes. Il est très respectueux envers ses enfants.
La deuxième partie, elle retrace le procès de Tom Robinson, un Noir accusé du viol d'une Blanche. Mr Ewel accuse Tom Robinson d'avoir violé sa fille. " Elle était blanche et elle avait fait des avance à un Noir. Acte innommable aux yeux de notre société : elle avait embrassé un Noir. Pas un vieil oncle Tom, mais un jeune homme vigoureux"
Dans cet unique roman de Harper Lee, j'ai surtout et avant tout apprécié les références concernant l'histoire des États-Unis. Mais, je n'ai pas été très touché par ce roman, je l'ai trouvé trop manichéen , trop de bon sentiment. Un livre qui se lit bien oui mais je n'ai pas été très emballé.


Dans la postface Isabelle Hausser dit ceci : " On peut attribuer une partie du succès de ce roman aux États-Unis par sa parution au moment du combat pour les civil rights et contre la ségrégation. Lors de sa publication, cent ans après l'abolition de l'esclavage, les choses n'avaient guère changé entre les années trente que décrit Harper Lee, et les années soixante. "

9 commentaires:

sylire a dit…

Je pensais que tu aimerais davantage. Mais bon, tu y as trouvé tout de même un intérêt, heureusement.

Titine a dit…

Comme Sylire, je pensais que tu aimerais ce roman que j'ai personnellement beaucoup apprécié.

Malice a dit…

@ Sylire et Titine : Et oui, l'enfance, le sud des États-Unis, les ingrédients sont bons mais la mayonnaise n'a pas pris ! Trop manichéen ;-)

delphinesbooks a dit…

Bonjour, j'ai aussi lu ce livre dans le cadre du blogoclub, je l'ai trouvé trop "bien pensant" et donneur de leçon...

Mango a dit…

Les réactions à un même livre ne sont vraiment pas toujours les mêmes décidément: c'est un livre que j'ai tellement aimé que je n'ai qu'une envie, c'est de le relire!

Vanessa a dit…

Ce livre a marqué mon adolescence car on devais le lire à l'école et pour une fois j'ai aimé un roman qu'on a étudier. Je viens d'apporter ma vielle copie d’Angleterre pour le relire et on verra si je l'aime autant qu'il y a 15 ans.

Malice a dit…

@ Delphine :oui, beaucoup d'enthousiasme pour ce roman que je ne partage pas pour ma part aussi.
@ Mango : je comprends que l'on puisse apprécié et aimé ce roman.
Mais cela ne fut pas le cas pour moi hélas !
@ Vanessa : Je comprends très bien moi aussi j'aurais adoré l'étudié en classe à 15 ans. Et, cela m'étonne pas que se fut passionnant car si le prof est bon c'est enthousiasmé une classe pour un livre c'est génial ! J'ai connu cela avec Narcisse et Goldmund d'Herman Hesse. J'avais un excellent professeur de français, il faut dire ;-)

La plume et la page a dit…

Il est dans ma PAL mais je ne pense pas le lire tout de suite. Je vais d'abord digérer ton billet et essayer de l'aborder sans a priori.

Nico a dit…

J'ai en ce qui me concerne aimé ce roman, assez envoûtant, mais ma réserve porterait plutôt sur le rythme. Celui-ci est assez lent, surtout pendant les 100 premières pages, ce qui est quand même beaucoup. Mais d'une façon générale, cela reste une très bonne lecture.