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lundi 25 octobre 2010

ZELDA FITZGERALD : Accordez-moi cette valse


Traduit par Jacqueline Rémillet


" La chaleur écrasait de plus en plus la terre accentuait les ombres, faisait gondoler le rebord des des fenêtres et de la porte et puis enfin l'été éclata dans un terrifiant grondement de tonnerre. À la lueur des éclaires on pouvait voir les arbres se tordre comme des possédés, tout en agitant furieusement leurs branches."
Alabama Beggs est la petite dernière fille de Millie et Austin Beggs ont trois filles : Dixie, Joan et la benjamine Alabama . Elle est issue d'une famille austère son père, Austin est juge, il tient à sa réputation. "" Si Dixie pense qu'elle peut introduire des mœurs de prostituée dans ma famille, elle n'est plus ma fille. Me voir assimilé publiquement, noir sur blanc, à l'âne du moulin! Mes enfants doivent respecter mon nom ! C'est leur seule richesse en ce monde" tonna le Juge. Jamais Alabama n'avait entendu son père s'étendre aussi longuement sur ce qu'il exigeait de sa famille. Isolé, par son esprit exceptionnel, de toute possibilité de communication avec ses semblables, le Juge vivait dans sa tour d'ivoire, ne recherchant auprès de ses proches que de vagues distractions, anodines ne leur demandant qu'un respect discret de sa solitude."
Elle rencontre et tombe amoureuse du lieutenant David Knight. Elle aime plaire, elle est coquettes." Danser avec David, c'était comme respirer de bonnes nouvelles. Être tout contre lui, le visage enfoui entre son oreille et son col droit d'officier, c'était comme pénétrer dans les réserves souterraines d'une luxueux magasin de soieries exhalant les parfums caractéristiques de la batiste, du lin et luxe en balles." Une fois la première mondiale guerre finie, ils se marient et partent s'installer à New York et ils sont sans le sous. Puis, David devient un peintre à succès. C'est les année folles, les fameuses années 20, nuits de jazz trempées d'alcool, folie, bohème et destruction, Alabama et David sont beaux et célèbres, ils ont une fille Bonnie, ils filent pour la Côte d'Azur.
" La party se répandait dans la nuit parisienne comme des dés roulant d'un cornet. La lueur rosée des réverbères tentait le faite dentelé des arbres de bronze liquide ; ces lumières sont une raisons pour lesquelles le cœur des Américains bat plus vite au seul nom de la France ; elles sont identique aux lumière vacillantes, des cirques de leur jeunesse."
Puis ils quittent le Sud pour Paris, où ils retrouvent d'autres américains, ils boivent sans fin et se perdent dans l'alcool. David est un pilier des nombreuses fêtes parisiennes,il fait des rencontres intéressante pour que l'on lui achète ses toiles. Alabama veut devenir danseuse. Elle a une passion pour la danse. " À la fin du moi, Alabama pouvait se tenir toute seule sur les pointes sans aucune aide, son poids réparti sur les éminences de ses pieds, la courbe de son épine dorsale bien tendue comme les rênes d'un cheval de course, et elle pesait sur ses épaules jusqu'à avoir l'impression qu'elles pressaient contre ses hanches." Elle travaille la danse avec une grande ballerine russe à Paris. A force de travail, de douleur, elle est embauchée pour danser dans un ballet à Naples.
Accordez-moi une valse est un roman autobiographique dans lequel Zelda Fitzgerald a transposé sa vision toute personnelle de son mariage avec Scott Fizgerald. Ce roman fut écrit " six furieuses semaines".



Zelda Sayez est née en Alabama dans le Sud des États-Unis à Montgomery, elle est comme l'héroïne de " Accordez-moi cette valse" la dernière fille d'un juge. Elle est une enfant gâtée et choyée, elle a connu une enfance heureuse.
En 1921, la naissance de leur fille Frances dont le surnom est Scottie. La tension de son mariage tumultueux, l'alcoolisme de Scott, elle tombe dans la schizophrénie. Dans une clinique du Maryland, elle écrit un roman semi-autobiographique Accordez-moi cette valse, publié en 1932. Où elle raconte cette scène de leur rencontre, et sa propre version de leur histoire tumultueuse. Danseuse, peintre, écrivain, Zelda souffre de vivre à l’ombre de son mari, qui travaille, à la même époque, à son futur chef d’œuvre : Tendre est la nuit, qui sera publié en 1934.
" La volonté de parler devient même impérieuse ; dans sa chambre de la clinique Philipps à Baltimore, Zelda commence la rédaction d'Accordez-moi cette valse. Ce sera le roman de sa vie : à la fois l'unique roman qu'elle écrira de sa vie et un livre qui raconte l'histoire de sa vie- inséparable, bien sûr, de celle de Scott." (journal de la création Nancy Huston)
Elle décède à l’âge de 47 ans dans l’incendie de l’hôpital psychiatrique de Ashville. " Elle disparaîtra dans l'incendie de l'hôpital en 1947 son corps sera identifié grâce à un chausson calciné."

Il est certain qu'""Accordez-moi cette valse" est un livre à part, qui déconcerte. Je m'explique l'histoire en soi se lit bien. Et elle est intéressante car le reflet d'une époque. Mais ce qui reste de ce roman selon moi c'est plutôt des ambiances, des sensations, et non une histoire avec des personnages aux quelles on s'attache ou pas. D'ailleurs comme le dit Matthew . Bruccoli dans la postface :
" On le lit avec plaisir et il a une saveur qui lui est propre. Ce n'est que par moment qu'il déroute le lecteur. Save me the Waltz vaut la peine d'être lu parce que tout ce qui éclaire tant soi peu la carrière de Fitzgerald vaut la peine d'être lu - et puis parce que c'est le seul roman qui ait été publié par une femme courageuse et douée, dont on ne se rappelle que les multiples échecs."

5 commentaires:

Wictoria a dit…

merci Malice pour ce billet vibrant qui donne des échos jusqu'ici !
(à mettre dans ma "wic-pal" !!! je le veux je le veux !)

Céline a dit…

Merci pour ce livre ! J'ai très très envie de le lire, et ce que tu en dis m'allèche...

In Cold Blog a dit…

Le personnage m'intrigue fort, c'est pour cela que je n'ai pas hésité lorsque j'ai trouvé le roman à la foire aux livres.
Ton billet ravive mon intérêt.
Ne manque plus désormais que le temps pour le lire.

Mango a dit…

j'ai lu ce livre avant le blog et je l'avais beaucoup aimé aussi! La seule chose qui m'a troublé c'est de me demander sans cesse si ce qu'elle racontait se rapprochait de sa vie mais c'était une erreur et j'aurais dû le lire comme un roman non purement autobiographique!

Malice a dit…

@ Wictoria : Tu me fais rire ta wic-pal ! Depuis, que tu es dans au bout du monde dans un lieu paradisiaque, tu m'a l'air très espiègle ! Cela n'est pas un reproche, bien au contraire.
@ Céline : Tant mieux, pour ma part j'ai trouvé que c'était un livre fort. Mais je pense qu'il mériterait pour ma part une relecture, mais il faut que je lise d'autres livres de son mari Scott. C'est un livre assez complexe. Je pense l'avoir apprécié plus après avoir refermé le livre que pendant ma lecture.
@ ICB : Oui en tout cas il est préférable de lire cet unique livre de Zelda plutôt que l'horrible livre de Gilles Leroy.
@ Mango : Ah ! d'après toi ce n'est pas autobiographique, moi je crois que si tout de même en grande partie. Mais bon peu importe en même temps. C'est difficile de déceler le vrais où il se trouve ?