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samedi 7 août 2010

STEFAN ZWEIG : Le Voyage dans le passé

Traduction de Baptiste Touverey

Retrouvailles entre un homme et une femme, une histoire d'amour impossible, la vie les a séparés. Cette nouvelle inachevée, par Stefan Zweig, retrouvé après sa mort.

"Dans le vieux par solitaire et glacé Deux spectres cherchent le passé"

Louis, pauvre et brillant, devient secrétaire au service du Conseiller G, directeur d'une usine de produits chimique. Il tombe amoureux de la femme de patron. Elle n'a pas de prénom, elle est comme une ombre. Cet un amour platonique et impossible, mais passionné en cachette. " Dès leur première rencontre, il l'avait aimée mais ce sentiment , qui le submergeait jusque dans ses rêves, avait beau être une passion absolue, il lui manquait néanmoins l'événement décisif qui viendrait l'ébranler, c'est-à-dire la claire prise de conscience que ce qu'il recouvrait, se dupant lui-même, du nom d'admiration, de respect et d'attachement, était déjà pleinement de l'amour, un amour fanatique, une passion effrénée, absolue." Il est envoyée au Mexique pour deux ans dans un premier temps. " Une telle mission exigeait un homme de confiance, qui fût en même temps jeune et énergique. " Quand il revient, Louis devenu riche et puissant, se marie et fonde une famille de deux enfants. Une fois rentrée en Europe, neuf ans plus tard, il retrouve sa maîtresse mais tout à changé entre eux. Entre temps la guerre de 14/18 a éclaté. Quand, ils prennent un train pour retrouver leur amour passé à Heidelberg . " C'est vers le passé, vers le passé , que voltigeaient ses pensées : un autre paysage, une autre époque se déployaient comme en rêve, aimantés par le rapide cliquetis cadencé des roues."Elle est veuve, son mari est mort au tout début de la guerre. Tout à changé et pas tout à fait ! " Tout est comme autrefois, sauf nous, sauf nous !"" Une fois de plus cette guerre qui venait de détruire toute sa vie ? Saisi d'un frisson inconnu il scruta ces jeunes visages, examina cette masse qui cheminait, noire, en rangs par quatre, cette pellicule cinématographique qui défilait, par segments, surgissant de l'étroit passage d'une boîte obscure, et chaque visage aperçu était figé dans cette même expression d'amertume résolue - une menace, une arme."

Je trouve le style superbe. Cette nouvelle remplit de tristesse j'ai trouvé qu'elle manque d'un brin d'émotion dans le texte tout de même. Même si, une fois lu j'ai eu la gorge nouée, une fois le livre fermé. Zweig parle du passé mais aussi j'ai trouvé que le futur est présent l'angoisse la monté du nazisme, le changement dans son pays. La peur est là !

6 commentaires:

BelleSahi a dit…

Zweig est un auteur que j'aime beaucoup.

Cécile Qd9 a dit…

je n'ai pas vraiment accroché et j'ai trouvé le résultat superficiel

Cécile Qd9 a dit…

mais j'adore Zweig hein !

Restling a dit…

Il est dans ma PAL, il faudrait que je l'en sorte un de ces jours !

Marc a dit…

Zweig est un immense auteur. Ce dernier paru, nouvelle traduction, semble bien intéressant.

En tout cas l'article donne envie de le lire.

Beau blog par ailleurs.

Malice a dit…

@Bellesahi : Oui Zweig est un auteur qui a une plume superbe ;-)
@ Cécile CQ9 : Oui je te comprends superficiel non je n'ai pas trouvé mais j'ai surtout l'impression qu'il manque un je ne sais quoi pour le rendre tout simplement attachant et talentueux. C'est tout simplement un livre inachevé donc ...
@ Resling : Oui ce livre est une curiosité très marketing cela dit ! C'est pas le meilleur Zweig ;-)
@ Marc : Zweig un immense auteur c'est le moins que l'on puisse pensé c'est sur ;-) si mon modeste billet vous donne envie c'est merveilleux, et merci pour les compliments :)