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mercredi 23 juin 2010

S. J. AGNON : À la fleur de l'âge


Traduit par Laurent Schuman

Après avoir lu le livre de James Matthew Barrie "Portrait de Margaret Ogilvy par son fils", voilà que j'entame la lecture de ce livre du grand et très méconnu Agnon. En lisant les premières phrases j'ai trouvé qu'il y avait un lien entre les deux livres.
À la fleur de l'âge commence comme cela à la p 7 la première page qui ouvre le livre :" Ma mère mourut à la fleur de l'âge.... ""Ses jours, elle les avait passés recluse. De la maison elle ne sortait pas. Notre maison triste et silencieuse, restait fermée aux gens. " " Car au plus profond de moi j'étais encore une enfant. Il arrivait que ma mère quittât son lit pour aller s'asseoir près de la fenêtre."
Cela ma fait sourire se rapprochement, un écho magique fruit du hasard entre les deux livres. Mais cela reste tout de même deux livres très différent.

La mère de Tirtza avait un problème au cœur, son décès a été une grande douleur pour la jeune fille de quatorze ans. Léa, la mère de Tirtza avant sa mort a brûlé des lettres. Pourquoi sa fille essaye de comprendre, elle se tourne vers Mintchy la meilleur amie de sa mère.Elle lui montre son journal .Tirtza découvre l'existence de Akavia Mazal, il a été le grand amour de jeunesse de sa mère .Toutes les nuits, je ressassais dans mon lit la question de savoir ce qui serait advenu si ma mère avait épousé Mazal. Elle le rencontrera aussi car il enseigne dans son école.
C'est un jeune intellectuel qui avait quitté Vienne pour aller voir du pays. Il donnera des leçon à Léa, ils deviendront proche." Grâce à mes leçons, Léa avait progressé non seulement dans l'étude des auteurs et des textes littéraires, mais aussi en hébreu. Les parents de mon élèves en étaient félicités, car l'hébreu est la langue des textes sacrés."
J'ai trouvé ce livre troublant car la fin donne un éclairage autre sur ce livre, troublant aussi car j'ai eu comme l'impression que la mère et la fille se confondent en une et même personne. Un roman qui ressemble fortement à un conte. L'écriture est assez simple et légèrement désuète mais absolument pas désagréable à lire. C'est un livre qui a mon avis devrait plaire à tous les amoureux de Zweig, car il tourne autour des sentiments et de la souffrance humaine. Dans ce court roman la religion juive tient une place très importante ainsi que le culte pour le livre et la littérature. Agnon auteur très méconnu en France a reçu le Prix Nobel en 1966.

J'ai découvert cet auteur grâce à Amos OZ et Aharon Appelfeld - Ce livre a été lu par Cathe aussi.

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