Pages

jeudi 25 mars 2010

ELISABETH BOWEN : EMMELINE


Traduit par Georges Globa

L'histoire se situe à Londres dans les années trente, deux jeunes femmes Cécilia et Emmeline vivent ensemble. Emmeline est une femme active de vingt-cinq ans, elle dirige une agence de voyage avec son associé Peter Lewis "Grande, mince de corps et de mains, elle avait le geste nonchalant et inconséquent. Pour vingt-cinq ans elle paraissait très jeune, ou plutôt sans âge" Cécilia est sa belle sœur, elle a perdu son mari Henry, donc à vingt neuf ans elle se retrouve veuve. " Cecilia, veuve de vingt-neuf ans, s'étonnait de se laisser entraîner par les frêles fils du sentiment et de la prédilection vers l'île où dans les bois de Saint John, les jonquilles n'avaient peut-être pas fleuri encore." L'odieuse Lady Waters, parente des deux filles, elle n'a pas d'enfants, ne tolère absolument pas que ces deux jeunes filles soient sans mari. Cécilia et Emmeline n'ont pas besoin de Lady Waters pour être courtisée. Lors d'une soirée Emmeline rencontre Julian Towers, trente neuf ans, avec qui elle sympathise et elle s'en fait un ami. Mais en faite, il va devenir le fiancé de Cécilia. Mark Linkwater, est un jeune avocat que Cécilia a rencontré dans le train, en rentrant d'Italie. Il est avocat et séduit par Emmeline. Il est bien entendu question de mariage. Cécilia n'a pas très envie de s'engager surtout après la mort de son premier mari et Emmeline a peur de s'engager, elle préfère s'investir dans son agence de voyage plus tôt que de fonder un foyer. Cécilia et Emmeline sont très proche et elles se comprennent à merveille et pas besoin de long discours entre elles.

Une écriture très agréable et plaisante ! La cruauté des sentiments se mélange très bien avec la nature. Je trouve que ce roman à une note très moderne, il est question du tunnel sous la Manche au cour d'une conversation, par exemple . Emmeline et Cécilia sont des femmes novatrices pour leur époque.

Roman lumineux, frais car il est souvent question de fleurs de jardin, cela donne à ce roman une note printanière. Je trouve que dans le ton il y a un peu de Nancy Mitford mais cela n'engage que moi, surtout dans les dialogues qui font mouches. Par exemple l'odieuse Lady Waters (n'aime pas les livres) m'a fait penser à Lady Montdore (l'amour dans un climat froid). "L'esprit humain, c'est plus que la littérature. Je me dis souvent : "À quoi bon lire des livres ?" En tout cas c'est un roman avec une touche très british il n'y a aucun doute la dessus et avec beaucoup de psychologie !

Au détour d'une page (209) il est question de Peter Pan d" Elle espérait, l'hiver prochain , jouer l'un des petits garçons perdues de Peter Pan."


Enregistrer un commentaire