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samedi 25 avril 2009

STEFAN ZWEIG : Vingt-quatre heures de la vie d'une femme


Quand j'étais plus jeune j'adorai Arthur Schnitzler. C'était mon écrivain fétiche et Mademoiselle Else un livre court qui m'avait bouleversé. Ce livre restera toujours très présent en moi. Mais il me semble que je n'avais jamais lu de Zweig auparavant. Bizarrement car il y a vraiment des ressemblances d'univers me semble t-il. En plus ils sont tous les deux viennois.
Grâce au Swap Valentin, j'ai reçu Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Zweig de la part de Lamia.

Traduit par Olivier Bournac et Alzir Hella

coeur_022C'est vraiment un petit bijou ! Une pure merveille viennoise. Ce court roman s'est l'histoire d'une passion , c'est une plongée dans la folie amoureuse, tourbillon dans lequel les âmes se perdent.
Une scène étonnante, éblouissante que le lecteur lit avec avidité, il a aucune envie d'en raté une miette la scène du casino et surtout ses mains. Un passage magnifique, qui m'a complètement subjugué et très visuel, le lecteur imagine les voix, voit ces mains qui sont perpétuellement en mouvement.
Le style est d'une finesse, enchantement. Il sait analyser l'âme humaine superbement avec profondeur. La lecture nous envoûte en un mot un véritable petit chef d'œuvre.
Au début du XXème siècle, sur la côte d'Azur, une certaine Mme Henriette, une cliente d'une pension de famille s'est enfuie avec un jeune homme, pour l'époque c'est un scandale et très mal vu. Mrs C... une vieille dame anglaise, se rappelle d'une aventure similaire qu'elle a vécut elle aussi avec un jeune homme quand elle avait quarante deux ans. " Car tout ce que je vais vous raconter occupe une période de seulement vingt-quatre heures, sur soixante-sept ans ; et je me suis moi-même souvent dit jusqu'au délire : " Quelle importance si on a eu un moment de folie, un seul ! ". "
Elle l'a rencontré à Monte-Carlo en allant au Casino, il a environ vingt-quatre ans "il était mince délicat, un peu allongé et par là si expressif. Tout comme les mains, il n'avait rien de viril , semblant plutôt appartenir à un enfant jouant avec passion : mais je ne remarquai tout cela que plus tard car pour l'instant ce visage disparaissait complètement sous une expression frappante d'avidité et de fureur. "d'origine polonaise. Entre eux se fut fougueux et passionnel durant vingt-quatre heures comme le souligne le titre du roman de Zweig.


9 commentaires:

Katell a dit…

Un roman sublime écrit de manière magistrale!

sylire a dit…

Je l'ai lu il y a très longtemps. Il m'avait beaucoup plu.

kali a dit…

J'aime beaucoup Zweig et n'ai jamais lu Schnitlzer... Mais il me semble bien intéressant maintenant que tu dis que l'un te fait penser à l'autre!

jumy a dit…

ça fait longtemps que j'ai envie de découvrir cet auteur...j'ai noté déjà plusieurs de ses titres...mais par lequel commencer????

Karine :) a dit…

J'ai énormément aimé ce livre... comme tous ceux que j'ai lu de Zweig, d'ailleurs. Comme Kali, je note Schnitlzer!

Cécile Qd9 a dit…

Je crois que tu sais déjà tout le bien que je pense de cet auteur

Malice a dit…

@ Katell : exact !
@ Sylire : c'est un livre qui plait, il y a pas de doute.
@ Kali : Schnitzler c'est sublime aussi en tout cas Melle Else, un livre qui m'a transporté.
@ Jumy : Et bien celui là c'est le premier que je lis !
@ Karine :) :Tu devrais aimer être sensible à l'univers de Schnitzler.
@Cécile Qd9: Oui bien sûr et que tu aimes aussi Klimt ;-)

keisha a dit…

Schnitzler... Un de plus à découvrir!
Tu peux lire de Zweig le joueur d'échecs, etc...Un gros coup de coeur pour cet auteur!!!

liliba a dit…

Tout Zweig est un bijou, mais celui-ci fait partie de mes préférés...