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jeudi 22 janvier 2009

B.S. JOHNSON : Albert Angelo

Je remercie très chaleureusement Quidam pour cette découverte. Ce livre dénote dans ce que l'on peut lire habituellement. C'est courageux pour un éditeur de publier aussi un tel livre me semble t-il ! ( j'ai mis cette couverture du livre de 1964 et version anglaise)


Traduit par Françoise Marel

B.S. JOHNSON : absolument pas connu en France, c'est un grand mérite de Quidam de nous faire découvrir cet auteur Chalut, RAS, infirmière-chef et Christie Marly règle ses comptes. Il a écrit de la poésie, des pièces de théâtre (cela n'est pas étonnant, car les dialogues dans AlbertAngelo sont justes, pertinents et rend le texte vivant). Il a travaillé pour le cinéma et la télévision. Il s'est suicidé le 13 novembre 1973.

Albert Angelo ne trouvant pas de travail comme architecte. Il est professeur vacataire dans les quartier populaire de Londres. "Je suis architecte avant tout , et pas prof, je suis un créateur, pas un passeur.""On vous apprend pas à enseigner à ce genre d'élèves." Il enseigne aussi bien dans le primaire qu'au collège. Sur le plan sentimental cela n'est pas le beau fixe, Jenny l'a quittée elle lui manque énormément.
L'auteur multiplie les points de vue narratif, cela donne un ton original au livre qui surprend dans un premier temps, puis on s'y fait sans que cela pose problème. En musique, on pourrait rapprocher à du free jazz et en peinture à du Pollock.
Le sujet du livre est l'enseignement, la transmission du savoir tout ce qui va avec, des élèves qui n'ont aucun pour respect pour leur professeur et parlent mal. La violence du quotidien entre les murs de l'école, le puritanisme anglais,l'enfant tête de turc. Difficile pour Albert de faire respecter l'autorité, le règlement, pas aidé par la direction non plus . Il enseigne dans des écoles de plus en plus difficiles" Et l'école n'est rien d'autre qu'un microcosme de notre société." Londres, son architecture tient une place au centre du livre, l'auteur aime sa ville comme si elle était un personnage.
Ce livre date des années soixante et il est toujours d'actualité, oui et entre autre le suicide des professeurs est toujours à l'ordre du jour malheureusement, c'est effrayant . "Enseigner dans les Écoles Difficiles Pousse les Professeur au Suicide" disait l'article, il s'agissait tout bonnement d'un compte rendu du suicide de mon prédécesseur à Whitsun, Burroughs, ou Bugs Bunny, comme ils l'ont surnommé." Il livre qui fait réfléchir, c'est pas un livre intelligent, d'une grande force, c'est sûr aussi que se dégage de ce livre une grande noirceur, tristesse. Il ma plut car il s'adresse à des lecteurs exigeants et il se trouve que moi c'est ce que je recherche en tant que lectrice. J'ai été hanté par ce livre jour et nuit, non j'exagère pas, c'est vrais ! J'ai refermé le livre la gorge nouée. Un livre choc, coup de poing, très poignant, il ne ménage pas le lecteur.

4 commentaires:

fashion a dit…

Nous avons le même avis je vois! Un livre qui ne peut pas laisser indifférent!

lily a dit…

J'aime beaucoup ton billet, Alice.
De toute évidence à lire, absolument...
quidam éditeur publie vraiment de très beaux textes...

Anne-Sophie a dit…

Très contente que ça t'ait plu. Je te conseille de lire "R.A.S. infirmière-chef".

Malice a dit…

@ Fashion : Oui, exact ! et hélas !
@ Lily : Merci !
@ Anne-Sophie : Oui, je pense lire d'autres livres de lui c'est sûr, il y a pas de doute ;-)