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samedi 24 mai 2008

SANTIAGO GAMBOA : Le syndrome d'Ulysse


Traduction de Claude Bleton Amérique Latine : Colombie

Lors de la rencontre avec Antonio Ungar à la Maison de l'Amérique Latine Santiago Gamboa était là pour parler de son compatriote. Puis, il a été invité au Festival de l'étonnant voyageur de cette année il a parlé de son livre lors d'une rencontre intitulée terres promises pour que vous pouvez voir ici. Esteban un colombien étudiant vit à Paris pour ses études de littérature. Paris est un rêve pour lui, puis la France est un pays d'écrivains, d'ailleurs il veut devenir écrivain. Pour vivre Esteban fait des petits boulots comme la plonge dans un restaurant coréen "Les Goéland de Pyongyang" et donne des cours d'espagnol aussi. Mais cela reste maigre pour survivre dans ce Paris où la vie est très cher.
Il connait des moments de tristesse mais de joie aussi c'est la vie. Ce Paris d’exil où la survie est primordiale.
Durant son séjour il fait des rencontres, la connaissance d'autres émigrés coréens, des pays de l'est, des sénégalais, roumains, marocains, latino-américains . L'entraide, la solidarité, l'amitié sont des notions très importantes dans cette grande ville qui est Paris. Esteban est un personnage attachant , il essaye de survivre, grâce à "La communauté colombienne de Paris fonctionne comme un ghetto où tout se sait, et quand je dis communauté je pense aux exilés économiques ou politiques, à ceux qui sont arrivés avec deux cartons et une valise en toile, en passant la frontière espagnole dans le coffre d'une voiture ou dans le chargement d'un camion grelottant de froid, une liasse de billets dans le slip."Cette communauté est très soudée (les réunions à Gentilly) c'est grâce à elle qu'il a pu trouvé "une chambrita". La recherche de Nestor où est -il ? Pourquoi Gaston et Esteban sont sans nouvelles de lui depuis des mois, l'inquiétude. Ce passage je l'ai lu et ressenti comme un roman policier, puisqu'ils essayent d'avoir des indices de vie et en savoir un peu plus sur Nestor qui était-il réellement ?.
"Il était toujours au fond, silencieux observant et écoutant dans une solitude qui avait l'air de venir de loin, fuyant les regards, les yeux fixant la point de ses chaussures ou explorant les fentes du plafond, son allure et sa fragilité reflétaient une timidité déconcertante, le genre de timidité capable de décourager ceux qui l'entouraient de lui adresser la parole, tel était Nestor Suarez et voilà sans doute pourquoi personne ne l'approchait ou ne lui parlait."
Esteban fera tout pour le rechercher. J'ai beaucoup aimé cette femme
Paula colombienne, une femme bourgeoise qui est le soutient d'Esteban, sa fée protectrice.
" J'avais envie d'être avec Paula, et par-dessus le marché il pleuvait. Je l'ai serrée dans mes bras et j'ai vu qu'elle était en pyjama étonné je lui ai demandé mais tu ne sors avec personne ce soir ? Non, elle me dit, ça fait pllus d'une semaine que je ne baise pas. Et elle a ajouté : - Ma princesse folle est tranquille, apaisée..."
À travers ce livre nous faisons connaissance des émigrés (souvent sans papiers) dans une jungle urbaine où l'exploitation est présente.
C'est un livre sensuel, jouissif , où la sexualité est présente, l'alcool est très présent pour oublier la misère . Ce livre est jouissif, avec une note d'humour. Santiago Gamboa nous décrit une réalité dure, actuelle mais il y a beaucoup d'espoir au bout en tout cas pour Esteban.

Un très bon roman fort intéressant, drôle, passionnant et terriblement attachant ! Donne très envie de découvrir la littérature latino-américaine et les autres livres de Santiago Gamboa. Ce livre parle de l'immigration aujourd'hui, un livre d'actualité.

4 commentaires:

Anne a dit…

Je l'avais déjà noté, et tu me donnes encore plus envie de le lire!

Karine a dit…

Je l'avais déjà noté aussi! Je ne me souvenais plus trop de quoi ça parlait par contre! Et je confirme que j'ai bien fait de noter suite à ton billet!

Marie a dit…

Moi qui ne connais pas trop la littérature latino-américaine, j'ai bien envie de commencer par celui-ci ! En tout cas, ton article enthousiasmant m'y incite ! :-))

Georges F. a dit…

Ce roman-là, s'il est aussi bioen que votre description, c'est tout ce que j'aime ! Merci de me l'avoir signalé ; d'autant plus que sa sortie est passée complètement inaperçue.