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vendredi 23 mai 2008

MARIANNE RUBINSTEIN : Le journal de Yaël Koppman


C'est l'histoire de Yaël, trentenaire, célibataire , parisienne et professeur d' économie en faculté et de sa cousine Clara qui lui conseille d'écrire de la Chick-lit (littérature poulette).
Mais Yaël à une passion pour Virginial Woolf son écrivain préférée qui a écrit son journal aussi.
Dès la première phrase Marianne Rubinstein fait un clin d'œil d'entrée de jeux à Mrs Dalloway Virginia Woolf.
Elle décide d'aller voir du côté du Bloomsbury. Elle va explorer la vie d'Angelica Garnett, la fille de Vanessa Bell (sœur de Virginia Woolf et aussi peintre) et de Duncan Grant (peintre). L'amant de Duncan est David Garnett (écrivain). Ce dernier deviendra le mari d'Angelica. Elle avait pour parrain Maynard Keynes (économiste préféré de Yaël) et sa tante Virginia Woolf . Son père (Duncan Grant) avait des pulsions homosexuelles, relations avec Lytton Strachey et Adrian Stephen le frère de Vanessa et Virginia. Pour compliquer le tout on a fait longtemps croire qu'Angelica qu'elle était la fille de Clive Bell le mari de Vanessa. C'est seulement à ses dix-sept ans, qu'elle a connu la véritable identité de son père quel lourd secret de famille.
Angelica Garnett a grandit solitaire et elle a écrit deux livres autobiographiques ( trompeuse Gentillesse (Christian Bourgois 1986 et Les Deux Cœurs de Bloomsbury 2001 chez Gallimard), ces deux livres obsèdent Yaël et on la comprend qu'elle laisse de côté la chick litt, pour ma part je pense qu'elle a bien raison, même si Clara n'est pas d'accord. J'aime beaucoup quand il est question du Bloomsbury, le rapprochement entre les années 20 et celle des années 70 qu'a connu Yaël étant enfant (vie communautaire, l'amour libre). Yaël en 1977, vivait à Mane à côté de Forcalquier avec sa mère et l'ami du moment de sa mère. Et, bien sûr des année plus tard elle ira rendre visite à Angelica à Forcalquier. Mais, j'ai beaucoup moins aimé quand il est question de la vie amoureuse de Yaël et celle de la cousine Clara, et en plus tout le côté juif n'apporte pas grand chose à l'histoire.
Au final j'ai trouvé ce livre intéressant, mais léger, mais donne envie d'aller explorer vers Virginia Woolf et sa Mrs Dalloway, et bien sûr de lire les livre d'Angelica Garnett.

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