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vendredi 6 juillet 2007

GENEVIEVE BRISAC : La marche du cavalier


Pas facile de parler d'un livre qui parle de livres. 
Livre intéressant car il nous permet de découvrir de nouveaux auteurs femmes, passionnantes, elles écrivent surtout des nouvelles.
Dernièrement, j'ai lu Alice Munro, grâce à ce livre .
J'aime les nouvelles de Grace Paley, leur style fluide sur la vie quotidienne.
Admiration de Genevievre Brisac pour :
- Flannery O'Connor : elle a écrit un livre sur elle d'ailleurs sur son univers
- Virgina Woof : idem avec Agnès Desarthe
La russe Ludmila Oulitskaïa :
L'italienne Rosetta Loy : La porte de l'eau
J'ai mis en illustration ce tableau de Chardin que j'aime beaucoup, mais aussi parce que Genevieve Brisac en parle avec beaucoup d'élégance.
Mais il n'y a pas que les auteures féminines dans le panthéon de Genevievre Brisac.
Les écrivains masculins : Fitzgerald, Issac Babel Singer, Raymond Carver, Truman Capote.
Phrases fortes relevées :
"Le travail de l'écrivain est de trouver le mot juste" Jean Rhys
Clarabel la lu ce livre (je suis d'accord 100% avec elle par la passion contagieuse) et à cause de Genevievre Brisac notre LAL s'allonge s'allonge s'allonge mais pour notre plus grand plaisir.... Voir son site
Tiré de ce livre des passages qui font écho à mes goûts de lectrice :
"J'écris ce livre pour défendre ce que j'aime : les histoires dont nous avons besoin, comme nous avons besoin d'eau, la littérature qui n'est ni véhicule idéologique, ni forme pure, mais autre chose, la beauté mystérieuse des scènes , des phrases, des personnages qui nous laissent silencieux et nourris. Les émotions de pensée. La littérature qui ne sert à rien que cela."Je trouve que c'est admirablement bien dit avec ces mots, si j'aime la lecture s'est pour les mêmes raisons. Dans cet essais sur ses auteurs favoris Geneviève Brisac parle aussi de ses livres : " Si Paris est si présent dans mes livres, c'est parce que je crois que ce sont les sensations de l'enfance qui sont en nous les plus vivantes, les plus fraîches , et qui restent les plus fortes." Ce livre s'est la cuisine de ses femmes qui écrivent, pour écrire elles se servent des sons, des odeurs de tout leur univers. J'aime son univers à Genevieve Brisac le choix des mots qu'elle emploie, la tournure de ses phrases, de ses idées.
"ne pas faire le deuil de son enfance, de ne l'oublier jamais, et de ne pas regarder de haut nos enfants." J'aime bien quand elle évoque les lectures de garçons (livre d'aventure, de feux de camps, des indiens),
moquerie, dans sa voix. Petite pique en direction du Festival de l'Étonnant Voyageur à St Malo et à Bamako.
En un mot ce livre c'est le livre qu'il faut avoir dans sa bibliothèque ... et ce livre est pour moi un compagnon je lui trouve aucun défaut, il éclaire admirablement bien la littérature féminine appréciée de Genevièvre Brisac.

3 commentaires:

Clarabel a dit…

100% d'accord avec toi, du début à la fin !!!
Par contre, je ne connais pas Cynthia Ozick ! Il me faudrait la découvrir, étant donné les personnes qui la conseillent ! ;o)
Impossible d'être déçue, je pense !!!

Lou a dit…

Je note avec grand plaisir ! En ce moment, à côté d'autres lectures, j'ai commencé à lire les chroniques de lecteur de Nick Hornby, dont j'apprécie le style léger... même si malheureusement je me retrouve peu dans ses lectures. J'ai aussi en attente deux livres d'Alberto Manguel... le tien sera sans doute le suivant :)

Anis a dit…

Je viens de le lire et j'ai vraiment beaucoup aimé moi aussi. je ne connaissais pas Grace Paley, ni quelques autres cités.