TATIANA VIALLE : BELLE- FILLE

La relation entre un père et une fille, mais aussi entre un beau père et sa belle fille

"J'ai retrouvé une photo  (celle qui est en bandeau sur la couverture) de ces années-là. C'est une photo en noir et blanc, nous y figurons tous les trois, Olga, toi et moi. Assis au centre sur la moquette blanche, tu regardes droit dans l'objectif avec une sorte de détermination joyeuse dans les yeux. À genoux à côté de toi, indifférente au photographe, j'ai le visage tourné vers le chat que tu tiens dans tes bras. Sur la gauche de la photo, adossée à des coussins, Olga sourit, la tête renversée en arrière. Au premier plan trône Oxana, le vieux berger belge et son museau blanchi. Derrière nous, le paysage lacustre de la tapisserie d'Aubusson. Je détaille la jeune fille agenouillée à tes côtés, vêtue d'une blouse blanche brodée et d'un jean. Elle a le regard songeur. Je me demande à quoi elle pense, ce dont elle rêve. Je l'ai perdue de vue. "

Une lettre en forme d'hommage qui interroge la figure paternelle. Le style de la lettre est directe, les rapports son tendus. Tatiana Vialle dresse un portrait de Jean Carmet (le nom n'est jamais cité) mais aussi d'elle même. Elle évoque sa vie, ses rapports avec ses proches qui sont pas simples. 
"Qu’est-ce qu’un père? L’homme qui te donne ton nom? Celui dont tu possèdes les gênes? Ou celui qui t’a vu grandir? Pour la plupart des gens la question ne se pose pas puisque c’est une seule et même personne. Quant à moi, aujourd’hui encore je suis incapable d’y répondre."Ce texte pose des questions autour de la famille : celle que l'on a eut et celle que l'on désire comment la construire. 
J'ai pris du plaisir à lire cet ouvrage semi autobiographique, mais une fois que j'ai refermé le livre j'ai du mal à me faire un véritable avis, puis à trouver les mots justes concernant mon ressenti. 
Livre lu dans le cadre d'une opération Masse Critique ! 
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