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samedi 10 octobre 2015

PAUL AUSTER : L'Invention de la solitude


Traduction par Christine Le Bœuf

"L'Invention de la solitude" comporte deux parties. 

"L'invention de la solitude. Histoire de vie et de mort. L'histoire commence par la fin. Parle ou meurs. Et aussi longtemps que tu parleras, tu ne mourras pas. L'histoire commence par la mort. "

Dans la première, "L'homme invisible", la mort soudaine  et étrange du père conduit Paul Aster à fouiller la mémoire familiale en même temps qu'il explore ses propres sentiments et mobiles.
"Mais qu'un homme meure sans cause apparente, qu'un homme meure simplement parce qu'il est un homme, nous voilà si près de l'invisible frontière entre la vie et la mort que nous ne savons plus de quel côté nous trouvons. La vie devient la mort, et semble en avoir fait partie depuis le début. La mort sans préavis. Autant dire : la vie s'arrête. "

Dans la seconde, "Le livre de la mémoire", il s'efforce à une véritable reconstruction de la vie par ses particules les plus secrètes. "La mémoire : espace dans lequel un événement se produit pour la seconde fois. "Et de l'une à l'autre, avec une érudition éblouissante, il éclaire ce que, vers la fin, il résume d'un mot: 
"Le langage n'est pas la vérité, il est notre manière d'exister dans l'univers".

La seconde partie est déstabilisante, elle se détache de la première tout en faisant un effet de miroir. Car il est toujours question de la mémoire de l'auteur mais aussi celle d'autres artistes ou écrivains. Cette mémoire est défaillante, décousue. 
Personnellement j'ai une nette préférence pour la première partie, mais si la deuxième est tout de même passionnante car elle questionne le lecteur. 

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