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mercredi 30 juillet 2014

JONATHAN COE : La pluie, avant qu'elle tombe

Traduit par Jamila et Serge Chauvin

Durant mes vacances d'été j'ai lu ce roman en une après midi. Jonathan Coe est véritablement un écrivain fort intéressant. Encore une fois j'ai été sous le charme de ce roman, c'est surtout sa construction qui m'a séduite.

"Une photo finalement, c'est bien peu de chose. Elle ne peut capturer qu'un seul moment, sur des millions de la vie d'une personne où de la vie d'une maison. Quant aux photos que j'ai sous les yeux, celle que je compte te décrire.. Elle sont la preuve que les choses que je me rappelle se sont vraiment produites, qu'elles ne sont pas que des souvenirs fantômes, où des chimères, des fantasmes. Mais qu'en est-il des souvenirs pour lesquels il n'y a pas de photo, pas de corroboration, pas de preuve ?"


Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. 

"Mais malgré tout, il me paraît important, il me paraît essentiel de ne pas sous estimer ce qu'on doit ressentir quand on se sent mal-aimé par sa mère. Par sa mère celle qui vous a donné le jour ! C'est un sentiment qui ronge tout estime de soi et détruit les fondements mêmes d'un être. Après ça, il est très difficile de devenir une personne à part entière."

 Il  offre au lecteur  un  roman grave et poignant. J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture qui tourne autour des secrets de famille.

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