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jeudi 10 novembre 2011

MARINA TSVETAEVA : Le cahier Rouge

Traduit et annoté par Caroline Bérenger et Véronique Lossky

Marina Tsvetaïeva,est un des poètes les plus originaux de langue russe du xxe siècle, pour elle écrire c'est vivre. Le Cahier Rouge est un livre objet édité par les éditions des Syrtes magnifique.
C'est un simple cahier d’écolier sauvegardé par miracle qui accompagna Marina Tsvetaeva dans un moment décisif de sa vie à Paris, en 1932-1933.
Il aurait dû disparaître étant donné les circonstances mouvementées de son existence et de l’époque, mais elle le confia à un ami avant de quitter la France et de repartir en URSS en 1939. C'est son ami Maximilian a qui possède ce cahier d'écolier, avant son retour en 1939 en Russie. C'est un poète et peintre qui la initiée à la littérature française. En 1925, elle s'installe à Paris pour quatorze années. Un essais célébrant deux géants de la poésie russe, (j'avais déjà évoqué la poésie russe ici ) Pasternak et Maïakovski. Ils ont tous les deux le même âge, ils sont moscovites. Leur œuvre indissociable de l’histoire de la Russie, c'est un hommage enflammé qu'elle leurs rend. Maïakovski est venu à la poésie via la peinture et Pasternak par la musique. Marina Tsvetaïeva est un témoin direct de la Révolution russe. Son mari Serguei se bat du côté des Blancs contre les Rouges. Pasternak est devenu poète à part entière grâce à son recueil « Ma sœur, ma vie » en 1922. Marina Tsvetaïeva a beaucoup aimé ce recueil. Il sera l'intermédiaire entre entre Marina et Rilke voir la fameuse correspondance à trois. " Pasternak, lui filtre le monde (le colore) avec son œil."" Il est temps enfin de dire : il n'existe pas de nature poétique plus opposée que celles de Pasternak et de Maïakovski."
Dans une deuxième partie Marina voue son admiration pour Natalie Clifford-Barney " La lettre à Amazone". " J'ai lu Votre livre. Vous m'êtes proche comme toutes les femmes qui écrivent ." En 1932, elle écrit Mon frère féminin, recopié et corrigé en 1934. Ce texte est une réponse au livre de Natalie Clifford Barney. Marina Tsvetaeva reprend un de ses thèmes de prédilection, le saphisme. Elle évoque aussi son amour pour d'autres femme.
Le Gars : C'est un long poème inspirée d'un conte d'Alexandre Afanassief "Le Vampire", il est illustré par Natalia Gontcharova. Un conte qu'elle a traduit elle même en français et qu'elle a adapté à l'esprit français.
Pour elle "la poésie n'est pas une affaire de mots mais d'expérience du monde, et c'est celle-ci qui doit être approfondie et éclaircie si l'on veut que le poème atteigne son but."

Pour ma part ce Cahier Rouge est un magnifique document sur la littérature Russe vu par une immense poétesse.C' est un ouvrage chargé d'émotion sur la poésie Russe contemporaine de l'époque de Maria Tsvetaeva, l'on trouve de nombreux documents iconographiques passionnants, émouvant manuscrit autographe. J'ai trouvé ce cahier déroutant car dense et touffu, j'ai ressenti un sentiment de noyade au pays des mots. Donc difficile à lire pour ce faire une idée, j'avoue avoir peiné pour rentrer dans cet univers. Tout de même ce Cahier Rouge est un document précieux, j'y reviendrai pour le relire ici et là .









3 commentaires:

liliba a dit…

Tu as le chic pour parler d'auteurs dont justement, je n'ai jamais entendu parler !!!

Et je note, et je note...

Kenza a dit…

Merci de ce très beau billet qui pique ma curiosité et me donne envie de découvrir ce cahier rouge!
Je te souhaite un très beau dimanche Malice

Malice a dit…

@ Liliba : Tant mieux si je te fais découvrir de nouveaux auteurs. Marina Tsvetaeva est surtout connu comme poétesse :-) C'est une grande plume de la littérature Russe !
@ Kenza : Merci, je suis ravie de te donner envie de découvrir ce merveilleux ouvrage !