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jeudi 7 juillet 2011

EDITH WHARTON : Le temps de l'innocence


Traduit par William R.Tyler

À New York, un soir d'hiver de 1870, tout le monde élégante se retrouve à l'opéra pour voir Faust.
Newland Archer, un jeune homme ( Daniel Day-Lewis dans le film de Scorsese) fiancé à May Welland, une jeune fille pure et innocente. "Il lui était désagréable que la loge où sa fiancée se trouvait assise entre sa mère et sa tante devînt le point de mire de toute la curiosité masculine de New York." Ellen Olenska est la cousine de May Welland, elle revient d'Europe et elle a quitté son mari. Scandale ! Elle a l'intention de demander le divorce. Ellen Olenska a reçu une éducation excentrique que lui a donnée Medora Manson. Elle se veut être une femme libre, mais à cette époque cela était mal vue pour les femmes et non pour les hommes. Les Manson font partie de l'aristocratie américaine, mais comme le dit très bien Mrs Archer
" Nos grands-pères et nos arrière grands-pères n'étaient que de respectables commerçants anglais, hollandais, venus aux colonies pour faire fortune, " et ils ont reçu des distinctions "dont on peut être fier, mais qui n'ont rien à voir avec le rang et la classe."Archer est fasciné par cette femme audacieuse . Il la connu quand il n'était qu'un collégien et elle n'avait que neuf, dix ans. Donc, il se trouve déchiré entre deux femmes. Archer a envie de se marier avec May, c' est uniquement par intérêt d'appartenir à une classe sociale aristocrate. May est une femme fade et superficielle, sans grand intérêt contrairement à la comtesse Olenska. Lors d'une visite à Mrs Mingott celle ci lui dit : "- Pourquoi n'avez vous pas épousé ma petite Ellen ?" Elle a raison, en tant que lectrice on se le demande bien pourquoi ? Une fois marier à May Archer se rend compte qu'il a fait une erreur en choisissant May : "Que suis je désormais ? ... pensa Archer, je suis un gendre, rien de plus."À ce moment là il se rencontre que sa vie sera morne et d'une tristesse à en mourir. "N'y a-t-il pas des mois et des mois que ma vie est pareille à la mort ?"Edith Wharton sait à merveille montrer la difficulté de vaincre les barrières sociales. Newland Archer comme la comtesse Olenska aiment les livres et le milieux culturel ce qui est très mal vu par les aristocrates new-yorkais.
"Il aimait à se figurer quel avait dû être le plaisir de vivre dans des salons où l'on s'entretenait avec ses auteurs favoris : Thackeray, Browning, William Moris, Mérimée (dont les Lettres à une inconnue étaient un de se livres préférés). Mais à New-York, quel rêve irréalisable !"
J'aime beaucoup retrouver l'univers raffiné d'Edith Wharton la même atmosphère mondaine que "Chez les heureux du monde" ainsi que son écriture fort séduisante. Elle montre magnifiquement l'ambiguïté de l'innocence, ce n'est pas un personnage en particulier qui est innocent mais le trio Newland, Ellen, May a un moment précis de leur vie.
Elle ressemble à Edith Warthon, je la perçoit comme étant une cousine d'Isabelle Archer (dans Portrait de femme d'Henry James). C'est un portrait de femme audacieux, car Ellen qui a décidé de prendre en main son destin quitte a être sévèrement critiquer ou incomprise. La société américaine est pétrie de religion chrétienne : "La société-si toutefois elle existait encore ! - offrait plutôt un spectacle digne des malédictions bibliques et, du reste, chacun savait quelles étaient les intentions du révérend Ashmore quand il avait choisi comme texte un passage depour son sermon d'action de grâces."
Dans " Le temps de l'innocence" Edith Wharton démontre son attachement au livre, tout au long du roman des références littéraires sont là parsemées.

5 commentaires:

Anis a dit…

Je l'ai lu et j'ai oublié ce que j'ai lu, c'est terrible.

Sara a dit…

Jamais lu...Le film, en revanche, est superbe ! Mais il faut vraiment que je lise le roman, du coup.

Karine:) a dit…

Je garde un très bon souvenir du film. Et le livre est dans ma pile, je compte bien le lire un de ces jours!

maggie a dit…

J'ai les deux ma PAL. j'aime beaucoup cette romancière, un peu ses nouvelles... Je compte bien lire ce roman !

Malice a dit…

Le film est très raffiné et très fidèle au roman de Wharton.