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samedi 7 octobre 2017

HENRY JAMES : Le tour d'écrou

Traduction Nemer

J'avais déjà lu ce célèbre roman d'Henry James, il y a fort longtemps, bien avant la création de ce blog. 

C'est une histoire de fantôme ou bien une histoire de fantasme

Paru en 1898 comme un conte de Noël macabre, The Turn of the Screw a eu aussitôt un grand impact public, et c'est demeuré une des œuvres les plus célèbres et le plus commentées de son auteur.

Le narrateur assiste à la lecture du journal d'une gouvernante. La jeune femme a été engagée par un riche célibataire pour s'occuper de ses neveux , Flora et Miles. Orphelins. Ils demeure à Bly dans une vaste propriété isolée à la campagne.

Il ne veut en aucun cas être dérangé. La jeune femme arrive dans ce manoir, elle est sous le charme de cette demeure par sa grandeur. Elle fait la connaissance de MissGrosse et de Flora dans un premier temps et ensuite de Miles. Ce dernier a été renvoyé de son pensionnat pour une raison que la nouvelle gouvernante ignore. Elle est sous le charme de la délicatesse des enfants innocents, à la fois mi-ange, mi-démons. Un jour, alors qu'elle se trouve dans le jardin, elle remarque un homme inquiétant au haut d'une tour. Il s'agit du fantôme de Quint l'ancien valet, un personnage inquiétant. Puis, par la suite elle voit un deuxième fantôme qui se trouve être Miss Jessel l'ancienne gouvernante des enfants. Ces deux fantômes sont décédés avant l'arrivée de la gouvernante. Il pourrait toujours exercer sur les enfants une attirance maléfique. La nouvelle gouvernante essaye de les en détourner. Miss Grosse essaye de faire comprendre à la gouvernante que les enfants sont des innocents tout simplement, ceux ne sont pas de petit démons. La demeure serait elle hantée ???
La  force du roman tient à sa constante ambiguïté : les fantômes sont précisément décrits comme des apparitions réelles ne le sont qu'à travers le regard  de la gouvernante. Il se peut même certainement d'hallucinations  hystériques  ou réelles. 

J'ai adoré relire ce roman de James, qui est passionnant à tout point de vue. 


de Jack Clayion avec Deborah Kerr
scénario et de Truman Capote

Une adaptation fantastique, envoutante ! 
A la fin du XIXe siècle en Angleterre, Miss Giddens arrive en diligence elle rentre dans un autre monde où tout est grand et spacieux. La demeure est isolée, c'est un manoir, il ressemble à une maison hanté : néo gothique. Quand elle rentre dans la maison, elle est impressionnée par cette ambiance victorienne, elle est sous le charme le plus complet tout est magnifique ainsi que les enfants. 


Et puis très vite, elle s'aperçoit que l'a maison est hanté de fantômes. Elle apprend que la précédente préceptrice, Miss Jessel, a eu une relation avec le valet Quint, et que tous deux sont morts dans d'étranges circonstances. Peu après, elle commence à voir apparaître leurs fantômes dans le manoir et le jardin.
Ce film est en noir et blanc, l'atmosphère est mystérieuse joue sur le bien et le mal.
Les apparitions de Miss Jessel près du lac et celle du valet Quint sont digne des films d'horreur. Le film oscille entre le bien et le mal. Le personnage de la gouvernante va évoluer, elle passe à celui d'enjoué à celle de l'hystérie. 


  

Un très beau passage dans le film quand la gouvernante est  en chemise de nuit un chandelier à la main.  Elle  entend le bruit des étreintes auxquels se livraient Quint et Miss Jessel. 


Ce film est merveilleux dans son esthétisme, je le rapprocherai à Rebecca d'Hitchcock. 

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