Ariane Charton a eu la très bonne et belle idée de faire connaître ces lettres écrites par Alain-Fournier
Le Grand Meaulnes, unique roman d’Alain-Fournier, est illuminé par Yvonne de Galais. Mais un autre personnage féminin, plus sombre, n’est pas moins important dans l’histoire : Valentine, la fiancée de Frantz de Galais. Comme Yvonne, Valentine est inspirée d’une femme que l’écrivain a connue : Jeanne Bruneau. "Jeanne Bruneau est modiste. Elle travaille pour un grossiste dans son modeste logement, 10 rue Chamoinesse, près de Notre-Dame. Née le 25 septembre 1885, elle est originaire de Bourges."La liaison entre cette jeune modiste berrichonne et l’écrivain a duré de février 1910 et avril 1912, deux ans qui correspondent à l’écriture du Grand Meaulnes. Les huit lettres à Jeanne et les documents liés à cet amour torturé.
"Vous m'avez accusé dans votre lettre de prendre plaisir à vous faire souffrir. - mais si mon amour était inquiet, tourmenté cruel même, c'est , vous le savez bien, parce que je vous aimait trop, et je vous aurais voulue digne de mon amour." "L'amour comme un vertige, comme un sacrifice et comme le dernier mot surtout. La chose après quoi plus rien n'existe.""Seules, les femmes qui m'ont aimé, peuvent savoir à quel point je suis cruel.
Les lettres sont rassemblées dans ce merveilleux petit ouvrage. Elle permettent de découvrir un Alain-Fournier passionné, fiévreux, délicat et exigeant. Ce petit ouvrage est un beau complément à la magnifique biographie d'Ariane Charton.
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| Rue du vieux Bourge |
Un jeune écrivain assoiffé d’absolu qui rêvait de faire partager son rêve à Jeanne/Valentine et que la Grande Guerre devait faucher en septembre 1914, à l’aube de sa carrière.
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