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dimanche 13 janvier 2008

INGMAR BERGMAN - Laterna magica


Fanny et Alexandre et le premier film que j'ai vu de ce grand cinéaste. Ensuite j'ai vu tout ses autres films, j'ai un excellent souvenir de la grande rétrospective à Beaubourg (il y a pas mal de temps), puis pendant de nombreuses années à Paris au cinéma Saint André des Arts on pouvait voir et revoir ses merveilleux films. Il est décédé durant l'été 2007 sur l'île Farö, où il résidait depuis de nombreuses années. Sur cette île il a tourné cinq fictions et consacré deux documentaire. C'est au cours du tournage de Personna en 1965, que fou amoureux de Liv Ulman, il décide de faire construire une maison à Farö et de s'y installer sans demander l'avis à Liv.
Il est né un 14 juillet 1918 à Uppsala (Suède), sa mère fut atteinte de la grippe espagnole et lui aussi. Ingmar enfant aura des problème de santé. Son père est un pasteur luthérien, il impose une discipline strict, punition corporelle, l'obsession du péché."La plus grande part de notre éducation a été fondé sur des concepts comme le péché, l'aveu de nos fautes, la punition, le pardon et la grâce, qui étaient des agents réels dans la relation parents-enfants et dans notre relation à Dieu." Cette éducation le marquera et se retrouvera dans ses films. Ingmar a un frère aîné et une sœur Margareta cadette de quatre moins que Ingmar. C'est sa grand-mère qui l'emmène à l'âge de douze ans au cinéma pour la première fois et là sera le choc ainsi que le théâtre qu'il découvre au même âge.
En 1934, il part en Allemagne lors d'un séjour linguistique, il découvre la monté du nazisme qui commence à faire rage dans le pays. Amoureux de Strindberg, il monte le Songe, Mademoiselle Julie et de Shakespeare. Il est directeur de théâtre et réalisateur de film . Ces deux activités tiennent une grande place dans sa vie, rongé par les doutes les succès et les échecs. Le grand Laurence Olivier a travaillé avec lui dans une pièce de Strindberg.Bergman disait que le théâtre était son "épouse" et le cinéma sa "maîtresse". Ingmar Bergman évoque ses démons dans ses films, ses démons sont liés à son enfance tels que la peur et l'angoisse qui paralyse l'homme et celle de la mort. Il rapporte tous les déboires qu'il a connu quand il a monter plusieurs foi Strinberg
"Tant de fantôme, de démons, d'êtres surnaturels sans nom, ni lieu m'ont entouré depuis mon enfance"
Sur le style de ses films Bergman dit la chose suivante :
"Le rythme de mes films de le conçois en écrivant le scénario, à ma table de travail , et il naît devant la camera."
L'improvisation n'existe pas chez Bergman
Il est un grand admirateur de Tarkovski réalisateur russe (pour ma part j'ai vu qu'un film de ce cinéaste, Miroir : film étrange, très étrange ...).
et Il évoque un de ses grands films merveilleux fort concernant les rapports mère/fille : Sonate d'automne avec La Grande Ingrid BergmanLiv Ullman. Un des rares films de Bergman en couleur dans les tons automnales. Un film sublime un vrais chef-d'œuvre concernant la performance de deux actrices. Voir absolument cette interview d'une très grande émotion.
Sublime
SONATE D'AUTOMNE (Bonus) - BERGMAN - INTERVIEW DE LIV ULLMAN





Il évoque les débuts de cette grande actrice Liv Ullman qui deviendra la femme d'Ingmar Bergman après le tournage de Persona film troublant étrange, ces deux actrices qui se ressemble. L'autre actrice est Bibi Anderson. Persona (1966) est un film extraordinnaire dans la filmographie d'Ingmar Bergman où l'on ne sait plus très bien ce qui relève de l'extérieur et ce qui relève de la vision du personnage. Dans la plus part de ses films les visages et paysages dessinent une cartographie complémentaire de l'intériorité tantôt torturée, tantôt splendide dans un cadre toujours géométrisé et simplifié à l'extrême. Pour Bergman le visage est un monde et le monde un visage. Ses films pour la plus part en N&B, sont magnifiques.Il s'est filmé en gros plan les femmes et il sait saisir leur intimités, leurs âmes.




Il évoque son travail avec le directeur de la photographie Sven Nykvist : on lui doit notamment le merveilleux N&B de Persona avec les gros plans stupéfiants.
Un livre très touchant, car ceux sont les confessions d'un très grand homme de théâtre et de cinéma qui se met à nus pour parler de son travail et de son intimité. Un livre bien évidemment qui donne très envie de revoir ses films. Et de relire son livre par petit bout, tellement l'œuvre de Bergman est riche et immense. C'est un livre splendide pour la cinéphile que je suis mais où aussi pour découvrir son univers personnel je pense.

Livre traduit du suédois par C.G.Bjurström et Lucie Albertini
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