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lundi 30 juillet 2007

JACQUES POULIN : Chat Sauvage


coeur_022C'est le premier livre de Jacques Poulin que j'ai lu, il y a quelque temps puis pour mon blog j'ai eu envie de le relire. J'admire énormément cet auteur. Dans le petit monde des bloggeurs français et québécois il n'y a pas que moi. Mais aussi Cathe Dans ce livre mais aussi dans les autres livres de Jacques Poulin l'écriture et la lecture font qu'un. Pour l'écrivain s'est vital.
Jack est un écrivain public mais aussi de temps en temps il effectue des traductions. Il a une santé fragile, il a eu des ennuis cardiaque.
Pour écrire ses lettres pour ces clients il puise dans la littérature dans les lettres de Kafka à Milena, Tchekov à Olga.
Il partage sa vie avec Kim. Elle psychologue elle s'occupe beaucoup des plus démunis.


Puis un jour, il reçoit la visite d'un vieil homme étrange qui lui demande d'écrire une lettre à sa femme. C'est un personnage mystérieux, Jack va enquêter sur lui pour en savoir plus.

Ce livre est un hommage à Hemingway : le Vieil homme est un clin d'œil en direction du grand écrivain américain. Et aussi à travers ce livre, Jacques Poulin nous ballade dans le vieux Québec. Ville que j'ai eu la chance de visiter. "La nuit commençait à peine. Entre les tours illuminées des grands hôtels situés à l'ouest du Parlement, et le diadème vert et jaune qui couronnait la Château Frontenac au bord du fleuve."

Son amour pour cette ville fait écho à Paris est une fête d'Ernest Hemingway (livre qui vient en référence souvent chez J. Poulin). Dans ce livre Jack cherche donner un sens à sa vie
© Alice Théaudière



Un des thème qui revient dans les livres de Jacques Poulin c'est la notion du temps qui passe.
Dans l'œuvre de J.Poulin, se livre vient après Volkswagen Blues. Donc on retrouve le bon vieux Volks, la piste de l'Oregon. Macha la jeune fille abandonnée ressemble un peu pour son côté sauvage à la Grande Sauterelle.

Et d'ailleurs quelques passages cocasses à ce sujet au sujet des traducteurs : référence au livre de John Irving "L'hôtel New Hampshire".

"J'étais atterré. Comme des millions d'amateurs de sport en Amérique, je savais très bien que le nombre de prises au baseball était limité à trois. Je refermai le roman, éteignis la veilleuse et me remis à la fenêtre. Le regard perdu dans la nuit je me mis à penser aux nombreux traducteurs qui vivaient en France, de l'autre côté de l'Atlantique, et qui traduisaient des romans américains. Ils avaient toute ma sympathie, car je savais à quel point leur métier était difficile, et l'envie me vint de leur écrire une lettre. Je voulais leur dire qu'il y avait au Québec, depuis peut-être un siècle, un grand nombre de gens qui pratiquaient le baseball et le football américain et qu'ils le faisaient en français."

De nombreux passages drôles et cocasses, rare chez Jacques Poulin, rend ce livre très agréable à lire.



1 commentaire:

anne a dit…

J.Poulain et M.Tremblay sont 2 auteurs que je me suis promis de lire très vite; dés que je trouve un de leur livre en bouquinerie.