Pages

mardi 5 septembre 2017

HARPER LEE : Va et poste une sentinelle

Traduction Pierre Demarty

Après ma relecture de "Ne tirez pas sur un oiseau moqueur", j'ai eu envie de lire ce roman de Harper Lee. C'est la suite publié en 2015, où l'on retrouve Jean Louise. Elle a grandit et elle a fait sa vie à New-York. L'oiseau moqueur était le roman de l'enfance, celui là c'est le passage de l'adolescence à l'âge adulte. Pour la petite histoire ce roman " Va et poste une sentinelle" a été écrit avant l'oiseau moqueur.

"Tu es daltonienne, Jean Louise, dit-il. Tu n'as jamais su distinguer les couleurs et tu ne les distingueras jamais. Les seules différences que tu remarques, d'un être humain à un autre, concernent l'apparence, l'intelligence, le caractère, des choses comme ça. Personne ne t'a jamais incité à regarder les gens en termes de races, et aujourd'hui encore, alors que c'est devenu la question brûlante du jour, tu demeures incapable de penser en termes de races"

Milieu des années 1950. Jean Louise Finch, dite «Scout», est de retour à Maycomb, sa petite ville natale de l'Alabama, pour rendre visite à son père, Atticus. La nation se déchire autour des questions raciales. Il est intéressant de constater que la petite Scout (comme bien souvent les enfants) voyait son père Atticus, avocat défenseur d'un noir innocent, comme un héros. 
Dans ce roman là, Jean-Louise a un autre regard sur son père, elle le critique, elle découvre un père raciste.
Après avoir trouvé par hasard, parmi les livres de chevet d'Atticus, un fascicule raciste, Jean Louise l'a surpris prenant la ­parole lors d'une réunion d'une association locale de défenseurs de la suprématie blanche. La personnalité d'Atticus est complexe et elle a l'image de celle du pays. Calpurnia est une femme noire, très dévouée, elle a joué un rôle de mère auprès de Jem et Jean Louise. "Jean Louise n'avait jamais connu sa mère, elle n'avait même aucune idée de ce qu'était une mère, mais celui ne lui manquait pour ainsi dire pas. Durant son enfance, jamais elle ne s'était sentie incomprise ou traitée avec maladresse par son père, sauf une fois à onze ans, le jour, où , rentrant de l'école pour déjeuner à la maison , elle sentit du sang couler entre ses jambes."
Un roman, une lecture  passionnant qui décrit une Amérique complexe. 

Aucun commentaire: