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vendredi 25 septembre 2015

ANTONIO MORESCO : Fable d'amour

Rentrée littéraire 2015

Traduit magnifiquement par Laurent Lombarrd

" Que c'est dur, cette vie ..." se disait le pigeon tandis qu'il volait très haut dans le ciel noir qui ne se trouve entre la vie et la mort, battant l'air de son aile blessée au-dessus de la ville éclairée des vivants, puis au-dessus de celle, infinie des morts. "
 C'est une histoire d'amour entre un clochard solitaire Antonio et une jeune fille merveilleuse nommée Rose.Elle va lui redonner le goût à la vie. Enfin, seulement dans un premier temps, hélas."Les femmes sont comme ça, et quand elles ne  le sont pas c'est peut-être uniquement parce que, pour une raison quelconque, elles ne peuvent pas l'être, parce qu'elles n'ont pas les mêmes armes que les autres et qu'elles ne peuvent pas se le permettre." 
"Les femmes ne sont que des miroirs. Ce que tu vois en elles, ce ne sont que les projections de tes illusions et de tes rêves. " 
Ce roman commence comme un conte : «Il était une fois un vieil homme qui s’était éperdument pris d’amour pour une fille merveilleuse. Ce n’était pas seulement un vieil homme, c’était aussi un clochard, un de ceux qui dorment dans la rue sur des cartons, un homme perdu, un déchet humain.»
C'est un peu la rencontre entre la belle  et la bête L'écriture  est lumineuse et d'une grande simplicité, très poétique «Fable d’amour» se situe entre deux mondes celui du réel et du rêve. Ce roman est une réflexion sur le rapport entre les hommes et les femmes, mais aussi sur notre société contemporaine. Ces hommes et ces femmes qui ont tout perdus. " Comme ils sont seuls, les hommes, les vivants et les morts !" C'est une magnifique découverte que ce roman lumineux. 
« Dans ce roman, on trouve à la fois cruauté et douceur, désolation et enchantement, rêve et réalité, vie et mort, qu’on ne peut pas séparer si l’on veut parler véritablement et profondément de l’amour. Le récit est écrit sous forme réaliste et crue et en même temps fabuleuse, car je ne voulais pas d’une fable conventionnelle, je voulais ouvrir de nouveaux espaces et de nouveaux territoires pour la fable. Je voulais garder liés la terre et le ciel, car un plateau de la balance doit descendre très bas pour que l’autre puisse monter très haut. Il en résulte une méditation extrême et inactuelle sur l’amour, qui ne cache rien de ses vérités féroces mais qui ne s’y arrête pas : elle indique une nouvelle possibilité d’inventer la vie au milieu de l’obscurité qui nous entoure. »

2 commentaires:

Cristie a dit…

Les extraits que tu as choisi sont magnifique !

Cristie a dit…

Magnifiques avec un s c'est mieux non ?