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jeudi 30 octobre 2014

Nan Aurousseau : La ballade du mauvais garçon

C'est grâce au Masque et la Plume que j'ai eu envie de découvrir cet auteur rocambolesque. 
« Ce livre qui, en quelque sorte, commence par la fin, vient à la suite de Quartier charogne. Je l'ai voulu joyeusement chaotique. Un peu comme si j'avais ouvert des malles dans mon grenier, j'ai tiré, au hasard, des lambeaux de mémoire encore bien conservés que j'ai disposés au fil du récit, entremêlant les années de prison (à la maison centrale de Loos-lez-Lille) et les années d'après la peine. "
On s'aime dans un fourgon J7, on croise François Truffaut, on dîne avec Claude et Anne-Marie Berri, on boit du Ricard avec Gainsbourg et on tourne avec Khaled et Dany Boon dans cette autre vie d'Aurousseau, moins connue que celles du taulard et de l'écrivain, celle du cinéaste qui attend son heure.
" A propos de frontière, j'ai toujours un pied dans le merveilleux et l'autre dans la très dure réalité." L'intérêt de ce récit tient dans les anecdotes, sa rencontre avec Jean Marc Roberts, comme il d'écrit Claude Berri (personnage radin) contrairement à sa femme Anne Marie. Ces derniers font un lien avec le roman de Christophe Donner . "Il (Claude Berri) m'avait déçu, voilà tout.  Lui  et Jean Pierre Rassam étaient allés à Prague  dans la voiture de Truffaut pou ramener la femme et le gosse de Milos Forman,ils avaient croisé les chars russes juste avant qu'ils bloquent la frontière, j'en avait fait un héros, un mec qui avait des couilles . Tous ça, c'est loin maintenant. Anne Marie s'est suicidé, Claude est mort, Jean Pierre Rassam aussi. "Description de Claude Berri en radin (assez hallucinant d'ailleurs) , à l'opposé sa femme Anne Marie Rassam plus généreuse." Claude Berri, il faisait cacher la viande par la bonne quand Anne Marie m'invitait à dîner."
Une vie étonnante que celle de Nan Aurousseau, hors norme. Il a été un voyoux qui a connu les galères entre autre dans le cinéma. Grâce à Jean Marc Roberts il est devenu un écrivain à part entière. C'est véritable personnage de roman ce Nan Aurousseau et il est très attachant et très humain. Il a eut l'occasion de faire la connaissance de Marie Trintignant. Il se voyait souvent ... et il a été très choqué par la nouvelle de son décès. 
" C'est sûr qu'en couple elle ne devait pas être marrante tous les jours, c'était une enfant de la balle , mais de là à la tuer à coups de poing en gardant ses bagues ... Je ne sais pas ce qui s'est passé dans cette chambre d'hôtel, je n'ai pas lu le dossier. J'étais tellement choqué que je suis resté quelques jours hébété, dans ma petite chambre du passage de l'Industrie . Et puis j'a écrit à Cantat, une belle lettre où je lui parlais de mes années de prison, de ma grande amitié pour Marie, je lui proposais d'établir une correspondance car c'était comme ma sœur et je voulais savoir ce qu'il avait dans le ventre, pourquoi il avait fait ça, comment il prenait la choses. Il ne m'a jamais répondu, il devait écrire des chansons je suppose, faire des vocalises. " 
Je rapprocherai ce récit à celui d' Albertine Sarrazin   l'Astragale

2 commentaires:

Margotte a dit…

J'aime beaucoup cet auteur, j'ai lu tous ces romans, sauf ce dernier opus !

Malice a dit…

Je ne sais pas si je lirai ses autres romans ;-) Mais c'est une plume attachante oui !