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jeudi 10 juillet 2014

LOLA LAFON : La petite communiste qui ne souriait jamais


" La petite fée communiste qui ne souriait jamais"

Je me souviens des Jo de Montréal en 1976, et je ne ratais pas les épreuves de gymnastique car j'étais fascinée par les apparitions de Nadia Comaneci. 

" Personne n'a jamais eu dix aux Jeux olympiques en gymnastique. On les interroge à nouveau. Vous êtes sûrs que vous n'avez pas été emportés par l'enthousiasme des spectateur." "Zéro faute."

Lola Lafon évoque  le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans. "La réussite totale du régime communiste , l'apothéose de la sélection : l'Enfant nouvelle surdouée, belle, sage et performante." La narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu’elle imagine de l’expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d’une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d’une enfance éternelle.

C'est un roman qui tourne autour du corps en particulier celui de la femme. Vénération du corps enfant puis la puberté arrive haine pour la jeune gymnaste. L’autre intérêt du livre c’est de nous replonger dans l’ambiance des années 70  en Roumanie sous Ceaucescua la confrontation deux mondes Est-Ouest.
" cette sociologue qui m'explique pourquoi la gymnastique est si vite devenue un sport prioritaire pour le pouvoir : les gymnastes mangeaient peu, elles étaient très rentables ; trop jeunes pour émettre une opinion sur ce qui se déroulait dans le pays, elle me ne demanderaient pas l'asile politique à l'occasion d'une quelconque compétition à l'Ouest."

Tout de même j'ai trouvé que ce roman tournait en rond vers la fin ( vers la deuxième partie entre autre), je me suis pas véritablement attachée à  Nadia Comaneci. Beaucoup de froideur concernant le sujet du roman, qui ne manque pas d'intérêt cela dit.  Mais étrangement,  l'écriture de Lola Lafon est touchante et ne manque pas de charme.   C'est un roman  a reçu de nombreux prix entre autre celui de la Closerie des Lilas et le Prix Ouest France.
Complément  voir le billet de Leiloona
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