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samedi 14 septembre 2013

JOCELYNE SAUCIER : Il pleuvait des oiseaux

Rentrée littéraire 2013
Prix des 5 Continents 

" Il pleuvait des oiseaux, lui avait-elle dit. Quand le vent s'est levé et qu'il a couvert le ciel d'un dôme de fumée noire, l'air s'est raréfié, c'était irrespirable de chaleur et de fumée, autant pour nous que pour les oiseaux et ils tombaient en pluie à nos pieds." Vers quelle forêt secrète se dirige la photographe partie à la recherche d'un certain Boychuck, témoin et brûlé des Grands Feux qui ont ravagé le nord de l'Ontario au début du XXe siècle? On ne le saura pas. " La forêt allait se refermer sur moi sans que je mette la main sur ce Ted ou Ed ou Edwars Boychuck le prénom changeait mais le patronyme restait le même, signe qu'il y avait quelque indice de vérité dans ce qu'on m'avait raconté sur ce Boychuck, un des derniers le même, signe qu'il y avait quelque indice de vérité dans ce qu'on m'avait raconté sur ce Boychuck, un des derniers survivants des Grands Feux."Boychuck n'est plus de ce monde au moment où arrive  la photographe, une femme de quarante ans discrète.Tom (quatre-vingt-six ans) et Charlie (quatre vingt-neuf ans)vivent retiré de tout dans la forêt, pour eux ce choix est synonyme de liberté. Liberté de choisir sa mort aussi. Ils ignorent que la venue de la photographe bouleversera leur vie. Il y a aussi Bruno et Steve " Ce qu'il faut comprendre de Steve et de Bruno, c'est qu'ils aiment l'illégalité. Leur amitié est basée sur ce  besoin quils ont de se sentir de l'autre côté des choses, sur un versant un peu abrupt, un peu glissant , connu d'eux seuls, ce qui leur donne le sentiment d'une liberté extraordinaire."

 Les deux survivants feront la rencontre d'un personnage aérien, Marie-Desneige la tante de Bruno. " La petite vieille était vraiment minuscule, de la taille d'un enfant de douze ans, très fragile, une poupée de porcelaine, et ne bougeait qu'à petit geste. "Elle a quatre vingt deux  ans, tous ses esprits, même si elle est internée depuis soixante-six ans par son père. Elle arrivera sur les lieux comme une brise espérée alors que la photographe découvrira que Boychuck était un peintre ukrainien.  et que son ouvre était tout entière marquée par le Grand Feu de Matheson. Ces feux ont été une tragédie sur plusieurs kilomètre.  Un très beau lien d'amitié va se nouer entre Marie Desneige et la photographe. " La photographe venait de se gagner l'amitié de Marie-Desneige et, du même coup, son droit d'entrée à l'ermitage. Personne n'en eut conscience à ce moment là. C'est seulement après, quand Maris Desneige entraîna la photographe dans la maison et qu'ils les entendirent rire et papoter, qu'ils comprirent que leur petite communauté ne serait plus jamais la même."

Il pleuvait des oiseaux c'est l'histoire de trois êtres épris de liberté et qui ont fait un pacte avec la mort. Jocelyne Saucier donne via son roman un regard sur la vieillesse avec chaleur et tendresse, c'est le cas selon moi concernant la moitié du roman. Car au bout d'un moment, j'ai trouvé que l'histoire tournait en rond et je n'y ai plus trouvé d'intérêt en tant que lectrice, et j'ai même décroché vers la fin trop de personnage, j'ai trouvé que le climat du roman était trop confus. L'écriture est belle et je pense que ce roman plaira davantage aux amoureux de littérature" Nature Writing". Lu dans le cadre du mois québécois organisé par Karine :) qui a été sous le charme de ce roman !

6 commentaires:

liliba a dit…

Quel beau billet qui fait envie !

yueyin a dit…

Oh voilà qui fait bien envie et en plus je coris que je l'ai dans ma pal celui-là :)

Secrète Louise a dit…

Je pense que ce genre de roman n'est pas pour moi, je le trouverai ennuyant
mais sait-on jamais..

argali a dit…

J’ai été envoutée par ce récit original et tendre. Un coup de coeur pour moi aussi.

Malice a dit…

@ Liliba : Ah ! Et bien tant mieux !!!!!
@ Yueyin : Et bien lit le ;-)
@ Secrète Louise : Oui ce roman sort des sentiers battus et ne peut pas plaire forcément à tout le monde.
@ Argali ce roman ne fut pas un coup de cœur pour moi mais pas de regret de lecture. Cela reste un roman humaniste !

antigone a dit…

Ah moi ce sont les premières pages qui m'ont semblées confuses... :) J'ai rajouté ton billet.