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jeudi 8 novembre 2012

COMTESSE DE SÉGUR Les petites filles modèles

« Mes Petites Filles Modèles ne sont pas une création ; elles existent bien réellement : ce sont des portraits ; la preuve en est de leurs imperfections même. Elles ont des défauts, des ombres légères qui font ressortir le charme du portrait et attestent l’existence du modèle. Camille et Madeleine sont une réalité dont peut s’assurer toute personne qui connaît l’auteur. »
Il est certain que le ton de ce roman est très désuet. Au château de Fleurville, Camille et Madeleine sont des petites filles sages parfaitement bien élevées qui font la joie de leur maman. Arrivent Madame de Rosbourg dont le mari, officier de marine, a disparu en mer et sa fille Marguerite âgée de quatre ans .
La pauvre Sophie, orpheline qui vit avec son affreuse belle-mère Mme Fichini, qui la bat fortement pour un oui ou pour un non.  Heureusement, cette horrible belle-mère a la bonne idée de la laisser à Madame de Fleurville, pour qu'elle s'occupe de son éducation. Les deux mères et les quatre petites filles se retrouvent dans un monde sans homme, et essentiellement féminin et très pieux. 
Enfant j'aimais beaucoup le chapitre "la poupée mouillée", le trousseau de la poupée me faisait rêver. Et, pour souligner se rêve, mon imaginaire,  ma maman me disait que mon arrière-grand-mère était de la même génération que les Petites Filles Modèles. J'ai adoré cette relecture j'apprécie beaucoup le style de la Comtesse de Ségur pour sa bonté, bienveillant, c'est très agréable à lire. Ses romans sont de formidables documents d'époque concernant la vie des enfants aux XIXième siècle. C'est un bonheur de se replonger dans l'univers de la Comtesse de Ségur et de retrouver " Les petites filles modèles". De le lire avec un œil d'adulte surtout !
J'ai remarqué que dans de nombreux romans de la comtesse de Ségur la forêt joue un rôle capital comme dans la tradition des grands contes russes.  C'est dans la forêt qu'elle rencontre Lucie, cette rencontre est plein d'espoir et de promesse, mais c'est aussi dans la forêt que Sophie et Marguerite se perdent et se trouvent face à face avec les bêtes sauvages comme les sangliers. 

6 commentaires:

maggie a dit…

J'en ai lu beaucoup très jeune : je me demande si je tomberai sous le charme en étant une "vieille" lectrice !

Margotte a dit…

Oh que cela me rappelle de bons souvenirs ;-)

Midola a dit…

Ca doit être étrange de se replonger dans nos lectures d'enfant avec un regard d'adulte...

Mango a dit…

C'est le tout premier livre que j'ai lu et je crois le connaître presque par cœur car il est resté mon livre unique pendant très longtemps. Comme j'ai pu les aimer ces petites filles et Sophie la chipie et Mme de Fleurville et la méchante Mme Fichini (non? Je ne suis plus très sûre du nom) et tous les autres personnages déjà bien démodés quand je les ai lus mais ça ne me gênait pas, au contraire! Ils me faisaient tellement rêver! Je préfère conserver mes premières impressions et ne pas relire tous ces trésors d'enfance!

Malice a dit…

@ à toute : C'est très agréable pour ma part de me replonger dans les romans de la comtesse. J'en ai relus déjà pas mal il y a quelques temps. Enfant l'on s'attarde sur le côté petites scénettes du quotidien et certains détails nous échappent. Puis l'écriture de la Comtesse même si elle est très surannée le ton en tout cas, les bondieuseries (penser aux pauvres, être bonne ...) peut voir agacer parfois, l'écriture est magnifique de fraîcheur et j'ai trouvé même moderne et vive. Oui comme le dit Mango les Petites filles modèles font rêver.
Les sentiments, l'on pleure beaucoup par exemple sont exagérés, oui bien sûr mais la Comtesse était russe Rostropovitch. Chez les Russes les sentiments sont toujours exagérés je trouve voir Tcheckov !

Lou a dit…

Que de beaux souvenirs de lecture ! J'ai hâte d'avoir une fille pour les relire avec elle :)