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dimanche 21 octobre 2012

CHRISTIAN BOBIN : Prisonnier au berceau



Dans la très belle collection dirigé par Colette Fellous " Traits et Portraits".


© Alice Théaudière
Christian Bobin évoque sa ville natale le Creusot, ville usine le fief des Schneider. "J'ai toujours habité deux villes : Le Creusot et la ville qui est au-dessus dans les nuages. " Ces parents étaient ouvriers, ils travaillaient à l'usine Schneider.






 « Quand j’étais enfant, le Parc de la Verrerie était la propriété de la famille Schneider : aucun manant ni entrait. Nous n’avions pas de voiture pour aller à la campagne. Je n’avais pour contempler la nature – qui est la face de Dieu rêvant – que les herbes folles fissurant par leur gaieté le ciment du trottoir de ma rue, et les pâquerettes des jardins ouvriers, ces petites collégiennes en col Claudine bavardant dans un pensionnat d’herbes vertes. Cela me suffisait. J’étais si éloigné de tout que les rares fois où je sortais dans la rue, j’étais submergé. J’assistais à la création du monde sur un mètre de trottoir. J’étais soûlé de lumière, je recevais en quelques instants bien trop d’offrandes de l’invisible. » Il évoque sa solitude, sa famille, ses compagnons sont les livres.J'ai été seul pendant deux mille ans - le temps de l'enfance. De cette solitude, personne n'est responsable. Je buvais du silence, je mangeais du ciel bleu. J'attendais. Entre le monde et moi il y avait un rempart sur lequel un ange montait la garde, tenant dans sa main gauche une fleur d'hortensia - une sorte de boule de neige bleue. Peut-on imaginer cela ? "


Il est sensible à la nature et il est émerveillé parce qu'elle nous apporte. Il est sous le charme d'Emily Dickison, il lui a d'ailleurs consacré un hommage que j'avais trouvé touchant. Il faut dire que se soit Christian Bobin ou Emily Dickison se sont de grands mystiques.  


L'écriture de Christian Bobin m'a pas du tout convaincue. Je ne suis pas sous le charme de son écriture redondante. Ses phrases sont trop travaillés ou ciselé, l'envie d'être dans la poésie du quotidien a chaque phrase. J'avoue mettre assez ennuyé à la lecture de cet ouvrage magnifique par ailleurs pour les iconographies et sa mise en page.






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