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lundi 18 juin 2012

CHAHDORTT DJAVANN : Je ne suis pas celle que je suis

Rentrée littéraire 2011

" À quarante ans passés, ce livre est une tentative de vie, comme une tentative de suicide." Chahdortt Djavann dans sont roman "Je ne suis pas celle que je suis", évoque le destin de d'une femmes d'origine iranienne Donya. Deux vies l'une en France à Paris l'autre en Iran, c'est aussi deux voix. Deux histoires concernant le destin d'une même femme sont entrelacées écrient dans deux styles différent." Après ce moment de satisfaction vaniteuse, il pensa sérieusement qu'elle souffrait de graves troubles de la personnalité. " Je est un autre, je est mille autres, et personne n'est un." En 1994, une femme suit une psychanalyse, séance par séance sur le monde humoristique voir naïf sur la vie en France, mais tournée vers l'intime. Après son travail, elle se réfugie dans la lecture du dictionnaire "Le petit Robert" pour apprendre la langue française et pour se l'approprier. Pour elle, sa psychanalyse passera à travers la parole. En 1990 (sous le régime de Khomeiny), Donya a un petit ami Armand, fils unique issu d'un milieu aisé et ouvert. " Selon les lois en vigueur en Iran, mais aussi dans la mentalité de l'immense majorité des gens, voire de tous, coucher avec un garçon sans être mariée, pour une fille qui n'est pas officiellement une pute, c'était être une pute. Fouler aux pieds les lois et l'hypocrisie des conventions lui procurait autant de plaisir de transgresser." Donya n'a qu'une envie de fuir, elle n'a aucune envie de rester en Iran. Chahdortt Djavann évoque le rapport au père, à la mère, aux hommes, la prison, la torture, le viol, la prostitution, la solitude, l’exil et la langue française.
Je pense que l'on suit le destin d'une femme dont la personnalité est différente qu'elle soit en Iran ou à Paris et non de deux femmes. Mais, il est certain que en tant que lectrice au début de ma lecture j'ai douté. Pour ma part, je trouve ce roman assez troublant car le grand thème de ce roman tourne autour de l'identité, nous possédons plusieurs identités en une personne. C'est un roman où les mots ont une place dans la construction de soi, dans une autre langue qui n'est pas sa langue maternelle. Le français est une langue plus proche d'elle que le Persan. Une belle surprise pour moi que la lecture de ce roman psychanalyse, j'ai beaucoup apprécié sa richesse et la construction choisie par Chahdortt Djavann. 

2 commentaires:

Leiloona a dit…

J'étais plus mitigée que toi, sans doute déçue car j'avais adoré son précédent ...

Malice a dit…

Ah, il se trouve que je suis le Festival Étonnant Voyageur via le net depuis de nombreuses années. Elle a été cette année invité et son intervention au Café Littéraire m'a donnée très envie de me plonger dans ce pavé ( qui se lit très bien ma fois). Tu parles peut-être de Muette (il se trouve dans ma PAL) mais pas encore lu !