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dimanche 25 mars 2012

KHADI HANE - Des fourmis dans la bouche

Rentrée littéraire 2011

"Des fourmis, des essaims de fourmis noires étaient fondues les unes dans les autres dans un vacarme continu"
Khadîja Cissé, immigré mariée de force à quatorze ans au Mali. Elle se trouve dans l'obligation de quitter son pays et elle se retrouve seule à Paris, dans le quartier de Château-Rouge. " J'habitais au 13, rue de l'Inconnu, dans le quartier de Château-Rouge, dix-huitième arrondissement de Paris. " Elle élève seule ses quatre enfants avec difficulté grâce aux allocations. Elle rencontre Jacques Lenoir un blanc, elle a un enfant avec lui. " Pourquoi je n'assignais pas en justice le père de mon bébé ? Déballer ma vie devant un juge blasé, dont le regard me scruterait caché derrière des lunettes, non merci." Cercle après cercle, depuis ses voisines maliennes jusqu'aux patriarches du foyer Sonacotra (je n'avais jamais entendu parlé de ce lieu avant ) et à ses propres enfants, Khadîja passe en jugement. Conseil des Sages installé à Paris, va lui rappeler que malgré la distance, elle reste liée aux coutumes et traditions de son clan, un passage assez étonnant, j'ai trouvé. Elle envoie l'argent de ses allocations au pays , elle se sent obligée, pour elle s'est plus important que pour s'occuper de ses enfants.
Un roman qui dit la difficile liberté d'une femme africaine en France, sa colère aussi, elle évoque la vie quotidienne d'une immigré malienne à Paris.
Je n'ai pas particulièrement de sympathie pour Khadîja, elle profite beaucoup du système français en ne vivant que des allocations. Tonton Jules a bien raison en disant cela
" Tu as raison, personne ne devrait vivre de telles conditions. Mais, que veux-tu, nous ne sommes pas chez nous."

Je n'ai pas vraiment trouvé ce roman original que ce soit par sa forme et par son style . Avant de commencé ce roman je m'attendais je ne sais pourquoi à mieux. En même temps ce roman permet à nous lecteur d'ouvrir nos yeux concernant la vie des émigrés en France.

Voir chez Gangoueus il dit ceci : "La plus grande violence étant, de mon point de vue, cette incapacité à concilier deux mondes, deux réalités profondément différentes avec tous les compromis nécessaires. " Je suis assez d'accord avec lui concernant ce point de vue.


1 commentaire:

GANGOUEUS a dit…

Bonjour Alice,

Je passe relire ton commentaire. Ta synthèse est très fidèle au texte de Khadi Hane. J'ai un peu moins été sensible à la dimension de l'aide sociale. J'imagine que dans ces quartiers pauvres pour reprendre l'expression de Wilfried N'Sondé, les allocs sont la norme.

Pour le reste, le personnage est antipathique, mettant le lecteur mal à l'aise. On a même peur qu'elle fasse du mal à ses enfants tellement elle parait au bord du dérapage incontrôlé...