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jeudi 15 mars 2012

MIKAËL HIRSCH : Le réprouvé

Gérard Cohen, vingt-quatre ans, garçon de courses chez Gallimard décide d'aller rendre visite à l'écrivain Céline chez lui à Meudon. Son père a un poste important dans la grande maison. Le grand père de Mikaël Hirsch est Louis-Daniel Hirsh." Louis-Daniel Hirsch, directeur commercial de Gallimard licencié en raison du statut des Juifs, reçoit une lette de Gaston, l'informant de la décision et l'assurant que son salaire continuera à lui être versé. Après avoir vécu en Auvergne, les Hirsch, inquiétés, se réfugient de l'automne 1941 à la fin de la guerre dans le lot, et trouvent une ferme où ils gardent les vachent." Pierre Assouline Gaston Gallimard Un demi-siècle d'édition française
Le père de Gérard est juif et sa mère ne l'est pas. Il évoque le problème de sa judaïté. Gérard a grandit au milieu des livres et des écrivains. Le réprouvé est une ballade jazzy dans le Paris d'après-guerre.
Il évoque le regret de Gaston Gallimard pour le Voyage au bout de la nuit de Céline. " Un soir, en rentrant du théâtre, Denoël trouve sur sa table un énorme paquet enveloppé dans un journal. Un second papier, portant une marque d'éditeur, emballe ce méchant colis constitué de trois gros manuscrit, 900 pages en tout ... il y a bien un titre - Voyage au bout de la nuit - mais pas de signature ni d'adresse. Malgré l'heure avancée, Denoël s'immerge dans cet amas de papiers. Le coup de foudre est immédiat : l'éditeur est "suffoqué par cette liberté de ton, ce lyrisme si fort, si nouveau"." "La même semaine, ce manuscrit est aussi envoyé chez Gallimard. L'auteur, Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline, n'y est pas tout à fait inconnu. En 1927, le comité de lecture lui a déjà refusé sa pièce de théâtre l'Église"" Entre l'éditeur qui dit "oui" tout de suite, et celui qui tarde à dire "oui, mais", Céline a fait son choix. "Pierre Assouline Gaston Gallimard Un demi-siècle d'édition française Il choisit Denoël, plus rapide à répondre et enthousiaste pour son roman Voyage au bout de la nuit.

Une lecture sympathique mais rien de renversant, personnellement mon avis rejoint celui d'Antigone entre autre. Un petit roman très lu dans la blogosphère à sa sortie.

1 commentaire:

antigone a dit…

Il ne me reste pas grand chose de ce livre aujourd'hui, sauf une sorte d'antipathie pour les protagonistes... Cependant, après cette lecture, j'avais vu un reportage très instructif sur Céline, et ses écrits antisémites, qui ne donne pas envie d'aimer l'auteur (loin de là) mais sans la lecture de ce livre je serai passée à côté...