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mercredi 11 mai 2011

DAVID TOSCANA : Un train pour Tula


Traduit par François-Michel Durazzo

Voici le deuxième livre que je lis de David Toscana, j'avais lu de cet auteur auparavant El ultimo lector.
Là dans ce roman il est toujours question de livres ici dans "un train pour Tula", mais plus particulièrement d'écriture.
Car Froylan, licencié ancien ingénieur se retrouve dans la situation de devoir écrire la biographie ou roman de Juan Capistran qui se dit être son arrière grand père.Cette expérience lui permet de réaliser un rêve celui d'écrire. Cet histoire démarre à Tula, une petite ville mexicaine, devenue commerçante au moment de la construction de son chemin de fer. Fernanda tombe enceinte de Juan à cause d'un viol avec un américain. Elle a donné la vie à un enfant rejeté et maudit surtout, il est un bâtard. Fernanda décède en couche. Juan est élevé par Buenaventura, la bonne de la famille. « Chaque fois que l’enfant tombait malade, on parlait d’un châtiment de Dieu. Et quand il recouvrait la santé, il s’agissait d’un pacte avec le diable. (...) Quelqu’un raconta lui avoir vu des écailles sur le dos : plus tard quand on eut l’occasion de le voir torse nu, avec une peau ordinaire et sans défauts, loin d’étouffer la rumeur, cela la relança. On affirma que la Noire lui avait enlevé avec du papier de verre. »
La passion amoureuse est au centre du roman avec Carmen la femme idéale, la femme fantasmée, la femme inaccessible. Mais elle va transformer sa vie.
Un personnage secondaire qui m'a séduit c'est le musicien Everardo Fuentes, il a amené à Tula la musique et il a voulu transmettre son amour pour la musique aux habitants.
Ce roman de David Toscana est composé de trois voix : la voix de Froylán, le présent ; celle du passé la biographie romancée, qui nous emmènent à Tula ; et puis celle de Juan Capistrán qui évoque ses souvenirs. De ce point de vue, ce roman est original. C'est un roman sur l'identité, sur la mémoire. " Son nom. Il décida d e commencer par son nom, parce qu'il comprit que ces quatre lettres étaient bien trop lourdes à porter."" Domenico Capistran ? Non, Domienico tout seul." En tant que lecteur nous sommes transporté dans un monde picaresque aux allures de mauvais western, il y a un peu de cela pour situer ce roman. Il se veut être envoutant mais pour moi il ne l'a pas été j'ai peiné dans ma lecture.

Je vous invite à vous rendre ici, pour lire un billet différent du mien et plus précis.
Ce livre fait partie de la sélection du Prix de l'Inaperçu édition 2011.

1 commentaire:

In Cold Blog a dit…

J'avais beaucoup aimé El Ultimo Lector et à la lecture de ton billet, il me semble retrouver les mêmes ingrédients dans ce nouveau roman. Et comme en plus, il est en lice pour le Prix de l'Inaperçu... ;)