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dimanche 24 avril 2011

JULIA MARGARET CAMERON : Photographe préraphaélite

Dans l'Angleterre de la seconde moitié du XIXe siècle (1848/1875), en pleine époque victorienne, l'esthétique des peintres préraphaélites trouve de nombreux échos chez les photographes comme Julia Margaret Cameron (1815-1879). Fille d'un haut fonctionnaire de la Compagnie des Indes orientales et d'une aristocrate française qui a fui la révolution. Elle grandit à Calcultta. Elle épouse en 1838 un avocat de l'administration coloniale de vingt ans son aîné, Charles Hay Cameron, rencontré en Afrique du Sud. Elle a habité à Freshwater (c'est aussi le titre d'une pièce de théâtre écrite par sa petite nièce la romancière Virginia Woolf) dans l'île de Whight. Julia était une femme excentrique avec l'obsession de partir en Inde. Elle avait pour voisin le grand poète Alfred Tennyson. Elle a illustré les poèmes de son célèbre voisin. Elle a commencé la photographie sur le tard vers cinquante ans. Elle fait parti des pionniers. Ces photos n'étaient pas toujours parfaites, flou, des défauts de mise au point et d'autres défauts. "Colin Ford (commissaire de l'exposition) disait ceci : Elle domine parfaitement son art, sait ce qu'elle veut et réalise autant de clichés qu'il est nécessaire pour parvenir à son but. Ses mise au point approximatives, loin d'être accidentelles, constituent une marque de fabrique." ( note tiré d'un article du journal Libération du 23 février 2003 à propos d'une exposition Julia Margaret Cameron, the first great woman photographer à la National Portrait Gallery") Mais ces photos sont et restent magiques pour nous. Elle fréquente les peintes préraphaélite John Everett Millais et le plus célèbre d'entre eux le dénommé Dante Rossetti. Elle était très douée pour le portrait, et savait saisir l'âme de ses modèles. Il y a un côté mystique dans ses photos." C'est à partir de 1866, elle crée des éclairages qui visent à conter des histoires, à traduire des émotions et des états d'âme : contrastés pour les portraits masculins, ils établissent une confrontation avec le spectateur; plus doux pour les autres, ils associent un idéal féminin à la sensualité et à la vulnérabilité. "
Le regard est fixe et pénétrant. Les hommes qu'elle photographie sont célèbres et les femmes sont belles et lascives.

Elle a de nombreuse fois photographier Alice Liddell.

Pour la rédaction de ce billet j'ai puisé dans :
- Le Folio plus consacré à la Symphonie pastorale de Gide
Lecture d'image par Ferrante Ferranti
- Promenades anglaises de Christine Jordis
- Dans un vieille article paru dans Libération citation dans le corps de mon billet

En complément de mon billet je vous invite à vous rendre ici chez Maggie.



Sa nièce Julia Jackson, mère de l'écrivain Virginia Woolf ( photographie jointe)


6 commentaires:

Kenza a dit…

Passionnant! Merci pour ce délicieux billet riche en découvertes pour moi.

J'en profite pour te souhaiter de joyeuses Pâques!
Et bisous chocolatés

maggie a dit…

Je connais l'analyse de Ferranti dans le folio plus mais pas les deux autres références, et je vais me pencher dessus car c'est une photographe, pionnière dans son genre, que j'apprécie beaucoup...

Joelle a dit…

C'est vraiment étrange, les coïncidences mais je viens de finir un roman de Sarah Waters, "Affinités", où l'image de couverture est The kiss of peace de cette photographe assez méconnue chez nous !

Malice a dit…

@ Kenza : Merci beaucoup ;-)
@ Maggie : Moi aussi, j'en rage car j'avais me semble t-il un catalogue sur elle mais impossible de mettre la main dessus !
@ Joëlle : oui en effet amusant !
Il est certain que c'est une photographe pas très connu et en même temps tout dépend...

claudialucia ma librairie a dit…

Une photographe tout a fait passionnante et que tu me fais découvrir. J'aime beaucoup la photo de sa nièce, mère de Virginia Woolf.

Lou a dit…

Amusant, je n'avais pas vu ton billet et j'ai commencé à en rédiger un également sur Julia Cameron en cours de préparation !! :)
Gros coup de coeur pour ses photos à l'expo "une ballade d'amour et de mort", du coup j'ai commencé un billet sur elle et prévois également de parler plus rapidement de l'expo.
Merci pour les sources également, j'aime ce mélange des références, forcément enrichissant :)