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samedi 19 mars 2011

JACQUES DOILLON : la drôlesse




Film de 1979, sur l'adolescence. Mado a onze ans, un pied encore dans l'enfance et un autre dans l'adolescence.
Elle vie chez sa mère et cela se passe pas bien, elle est malheureuse, elle se sent terriblement seule. Nous sommes dans un milieu rural prolétaire.
Mado a des boutons dans son dos cela la gratte. François un adolescent, est un simplet, il est en manque d'affection. C'est un grand solitaire lui aussi , il vend des cageots et des bouteilles vides lui permet de survivre. Le reste de la journée, il parcourt la campagne sur sa vieille mobylette. Il croise sur la route et il enlève Mado en lui promettant de la soigner. Françoit vit avec sa mère et son beau-père, ce dernier ressemble à un ogre. François est comme Mado, rejeté et vie sa vie dans un grenier de la ferme. Mado et François vont vivre coupé du monde dans le grenier. Tous les deux sont des enfants abandonnés, mal aimés alors ils ont décidé de former un couple. Une complicité va naître entre d'eux. Mado souhaiterai que François soit à la fois son père, son mari .
Elle se conduit plutôt en épouse. Ils sont à la recherche d'un paradis car la société les a brisés.
Le grenier représente plus comme un refuge coupé du monde qu'une prison .

Quelle jolie idée leur SECRET, la ficelle dans le petit trou pour rentrer et sortir du grenier.
Le point de départ du film est un fait divers, le réalisateur a voulu savoir pour quoi le garçon avait kidnappé la jeune fille. Qu'elle était sa motivation réelle. Les deux acteurs sont époustouflants. La petite Madeleine Desdevises, issu d'un milieu très précaire est décédé quelques temps après le film d'une leucémie. Claude Hébert, il a joué dans Moi Pierre Rivière de René Allio.
Écriture de ce film est entre la fiction et le documentaire, il n'y a pas de frontière. Cette histoire est intemporelle, elle pourrait très bien se situer aujourd'hui. Comme Pialat pour l'Enfance Nu, il a tourné avec non professionnel et son film est aussi un documentaire pas de frontière avec la fiction et la réalité, c'est souvent la marque des très grand film. Jacques Doillon construit ses films à partir d'un univers très écrit, ce film par certain côté est très littéraire.
La drôlesse est un film sauvage d'une grande tendresse et poétique à la fois. Pas de regard supérieur de l'adulte, Jacques Doillon nous montre le cocon, l'univers bien à ces adolescents qui veulent grandir dans une société juste où ils ont leur place. Ce film l'un des plus beau et des plus pur de Jacques Doillon un des plus grand réalisateur français. D'une façon générale les films de Doillon sont très attachant émouvant. C'est un réalisateur proche de l'enfance et de l'adolescence. Il comprend bien les failles et les chagrins des enfants.

6 commentaires:

Sabbio a dit…

C'est terrible ce que tu nous racontes là... cette histoire, ce film, cette actrice. Je ne sais pas si je le regarderai.

Malice a dit…

Mais non pas du tout ! Qu'est ce qui vous fait dire cela ? Très constructif votre commentaire entre parenthèse qui n'apporte rien!

C'est triste comme réaction car c'est l'un des film les plus fort d'un très grand cinéaste Français. Pour en rajouter je dirai que c'est un film d'une grande gaité alors à côté de l'Enfance Nu que j'évoque avant !

Sonia Sentic a dit…

C'est à dire qu'aujourd'hui beaucoup de jeunes sont à la recherche d'un bonheur immédiat, prêt à consommer... alors se pencher sur un film qui demande recul, réflexion et indulgence... c'est compliqué. Moi, je ne leur jette pas la pierre, c'est la société qui veut ça. Une société sans valeurs à part celles de l'apparences.

Malice a dit…

@ Sonia Merci pour votre commentaire sensible et pertinent concernant la réaction de Sabbio. Quand j'ai lu son commentaire, je n'ai pas compris et il m'a fait presque de la peine je dirai. Et mon regard était tout autre que le votre. Vous avez entièrement raison concernant une société des apparences !

Lysandre de Montespan a dit…

J'aime beaucoup votre manière de vous exprimer. Très sensible et humaine. Dans votre texte sur le film mais également dans vos commentaires.
Je viens de regarder la drôlesse, je suis très émue.

"J'ai l'impression d'être morte" elle joue alors au jeu des adultes en reproduisant la scène de l'enlèvement devant une dizaine de policiers... Ils l'ont tuée avec leurs règles.

Marie Jacops a dit…

C'était ma petite cousine et je ne l'ai pas connue elle este rester à periers et moi envoyer à Paris j'ai été eleversé par la soeur de son grand père qu'elle repose en paix