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jeudi 20 janvier 2011

COMTESSE DE SÉGUR : Les deux nigauds


C'est avec un certain bonheur que de se replonger dans l'univers de la la Comtesse de Ségur et je ne pense pas avoir lu celui là par contre

Simplicie et Innocent se sont mis en tête de quitter leur Bretagne natale. M. et Mme Gargilier sont des bourgeois et pour leur donner une bonne leçon, ils leur accordent la permission d'aller à Paris. Est ce vraiment une leçon ? Je trouve que c'est une bonne idée pour les enfants s'émanciper de sortir du cocoon douillet qui est la famille et l'occasion de découvrir la vrais vie.

Ils portent déjà des noms qui prêtent à rire : Innocent et Simplicie. Innocent veut aller en pension, surtout pour porter un uniforme, et Simplicie veut enfin connaître Paris. Il partent accompagnés de leur bonne Prudence. Ils se rendent chez Mme Bombeck, leur tante, une femme très originale, hors norme qui se trouve être du côté du petit peuple. Elle apprécie la compagnie des Polonais, car ils sont rieurs et musiciens, elle n'accepte pas que Simplicie ne soit pas respectueuse en vers Prudence sa bonne.
Innocent devient le souffre-douleur des adolescents de son âge au pensionnat. Ici, les Polonais ont leur place, ceux sont les immigres d'autrefois. Ils ont combattu les russes qui sont leurs ennemis. Comme à son habitude la Comtesse de Ségur sait à merveille nous décrire les différentes classes sociales.

Sous son aspect désuet, " Les deux nigauds" est un roman de la Comtesse de Ségur enlevé assez comique. Elle n'est pas très tendre avec les parisiens du second empire. C'est très intéressant de lire ces livres de la Comtesse de Ségur avec un regard adulte. Ici dans "Les deux nigauds", elle montre bien qu'elle n'a pas beaucoup de sympathie pour les pensionnats. Et déjà dans " Un bon petit diable" la terrible pension "Old Nick", s'était déjà quelque chose.

Dans ce roman , plus particulièrement celui là (de ceux que j'ai revisité) il est question de morale. L'importance de l’éducation est un facteur déterminant dans l’évolution de l’individu. Les mauvaises influences et un environnement répressif peuvent pousser les enfants à être méchants.

3 commentaires:

Joelle a dit…

Comme tu le dis si bien, la perception des livres de la Comtesse en tant qu'adulte doit être bien différente de celle qu'on a enfant ! Il faudrait que je me décide à en relire quelques-uns !

Karine:) a dit…

Je n'ose pas relire la Comtesse. J'ai aimé enfant (enfin... pas tout, mais en bonne partie) et j'ai toujours peur quand je lis des extraits. Du coup, je pense que je vais rester sur mon bon souvenir!

Malice a dit…

@ Joelle : Oui
@ Karine :) : Quand l'on est enfant l'on aime cette naïveté, fraîcheur qui ressort de l'œuvre de la Comtesse. Et, ton point de vue est tout à fait légitime d'ailleurs.
Alors que quand l'on est adulte l'on voit surtout autre chose notre grille de lecture est différente, plus fouillée. La lecture est différente plus en profondeur.