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mercredi 24 juin 2009

LA LITTÉRATURE JEUNESSE et MOI

Un amour d'enfance :
Un très beau livre de souvenirs de lecture de jeunesse.
Avec une très belle préface de Marie Aude Murail.

Des auteurs jeunesse d'aujourd'hui racontent le livre qui a marqué leur enfance.

Elle évoque LE livre que chacun d'eux a aimé par dessus tout qui restera à jamais un excellent, un délicieux souvenir.
Puis aussi ce rendre compte que le livre adoré que quand on était petit et bien si on le relit adulte on a du mal à savoir pourquoi on a tant aimé ce livre ! Il est vrais que la perception que l'on peut avoir sur un livre n'est pas la même enfant et adulte. C'est un fait, d'ailleurs cela peut -être une des raisons que cette fameuse littérature jeunesse on la diffère de la littérature adulte (pour les vieux comme on dit malicieusement.)
La preuve Marie-Aude Murail le dit " désillusion fut au rendez-vous pour certains d'entre nous, relisant ce livre et découvrant chez son auteur racisme, sexisme, conservatisme féroce, style ampoulé ou stéréotypé."
Ce livre est une vrais mine concernant la littérature dit de jeunesse, et surtout comment elle est perçue par l'adulte qui retombe en enfance. Quatre-vingt-deux auteurs et illustrateurs pour la jeunesse ont joué au jeu du "je me souviens"
La lecture peut-être un précieux trésor, une richesse. je me rencontre en lisant ce livre et en lisant les avis des uns et des autres comme quoi quand on est enfant on est fasciné souvent, par les histoires qui font pleurer. Nous aimons( les filles peut-être plus que les garçons) les belles histoires tristes voir cruelles qui nous transperce le cœur. Nous nous identifions fortement aux personnages. Ce livre "un amour d'enfance"est un livre épatant car avec lui doit une partie de nos lectures d'enfance remontent à la surface, bien sûr tout dépend de l'âge adulte que l'on a !

merveilleux. Et grandir, au lieu de s'élever, consistait en une perte ? Le développement de la raison va souvent de paire avec une atrophie de l'imaginaire. Pourtant, il n'y a pas d'antinomies entre les deux. Roald Dahl, comme les bons écrivains, s'adresse autant à l'adulte qu'à l'enfant.” Holly - JIACO
Je suis tout à fait d'accord avec elles. C'est d'ailleurs l'une des raisons
Dernièrement j'ai vu un article intéressant, pertinent sur le blog citrouille : "La littérature jeunesse n’est pas que jeunesse, elle est d’abord littérature!" la première phrase de l'article.
Moi, quand j'étais enfant dans les années 70, j'aimais lire :
Martine, le Club des 5, quelques albums qui étaient à ma portés, Tintin, Boule et Bill, la comtesse de Ségur, Béatrix Potter, bien sûr Alice Détective, la petite maison dans la prairie de Laura Ingalls ... Jules Verne aussi, Hector Malot, le Petit Nicolas . Quand j'étais en moyenne section ma maîtresse nous lisait Tistou les Pouces d'André Maurois. Pour moi, ces lectures étaient avant tout des lectures de mon âge et plaisante. Aussi j'ai adoré lire Marc Twain avec Tom Sawyer et Huckleberry Finn. Aussi, ce livre d'Enid Blyton : La Mystère du pavillon rose dans cette collection là Rouge et Or, livre qui venait de chez ma grand-mère. Ce sont des lectures de l'enfance dont certaines peuvent se relire à l'âge adulte sans honte le Petit Nicolas (reviens en force d'ailleurs) , mais aussi les Jules Verne, Marc Twain.

Marie- Aude Murail parle très bien d'ailleurs de ces livres qui ont marqué notre enfance.

L'incontournable comtesse de Ségur, a touché de nombreux enfants (filles et garçons) dans leur lecture
d'enfance: Pascale Vd'Auria mais avec un titre que je ne connais pas " La sœur de Gribouille". Le frère de Marie-Aude, Lorris Murail, lui il a été marqué par Pauvre Blaise. La contesse de Ségur s'est vraiment un auteur qui se transmet de génération en génération.
Le Club des Cinq à la mer d'Enid Blyton a rencontré Marie-Ange Le Rochais, mais ces fameux Club des Cinq ont su séduire toute génération d'enfants. Les livres d'aventure qui sont à l'honneur pour : Stéphanie Benson : The Hobbit de J R.R Tolkien.
Marc Baron : la Sainte Bible, il faut souligner que chez beaucoup de personnes de condition modeste c'était l'unique ouvrage du foyer. Mais quel ouvrage, dans la bible on retrouve des quantités d'histoires passionnantes.
Jules Verne a marqué Xavier-Laurent Petit avec Voyage au centre de la terre. Cathy Ytak a été marqué par Bernard Clavel, personnellement je n'ai jamais été très attiré par les ouvrages de cet auteur. Mais je me souviens que durant la fin des années 70/80, cet auteur était à la mode (médiatisé passait chez Pivot entre autre. Mon frère était assez friand de cet auteur. J'aime bien Cathy Ytak dans son souvenir souligne bien que la maison des autres de Bernard Clavel, lu quand elle avait douze ans et son premier roman "pour adultes".
Laurence Kiefé a été marqué par La maison des petits bonheurs de Colette Vivier. Ce livre la marqué car il parlait de ses angoisses, de ses incertitudes, de mes espoirs Je ne connais pas cet ouvrage mais j'ai lu il y a pas la longtemps la maison des quatre-vents que j'ai adoré, car l'auteur a su très bien rendre la complicité qu'elle peut avoir avec son petit héros, Michel. Maroe Wabbes évoque un autre livre de Colette Vivier : L'almanach du gai savoir qui a été publié par Gallimard.
Ella Balaert : Les quatre filles du Dr March que moi j'ai lu adulte. Pour Chantal Cahour, elle fut marquée par les quatre filles dans une version intitulée "Petite bonnes femmes "(roman de la célèbre collection Rouge et Or). " Le livre s'intitulait Petites bonnes femmes. Je n'apprendrais que quinze ans plus tard son véritable titre, Les quatre filles du docteur March" et encore ce fut une adaptation .
Maryvonne Rippert évoque un livre que je pense avoir lu mais j'en suis pas sûr : Mamou de Mary Patchett (encore une histoire triste). C'est vrais que dans nos choix de lecture on aime (le jeune lecteur) s'identifier à l'enfant (malheureux souvent) du roman, se sentir proche de lui, une envie folle de partager ses joies et ses peines. Paticia Berrby dit à propos d'un roman d'Hector Malot que j'ai lu moi aussi enfant Sans famille
" Quand j'étais petite, je rêvais d'être orpheline comme dans Sans famille. " Il est vrais en tout cas il a été pour moi pas forcément relié à ce livre, mais enfant je me posais des question sur ma famille du genre est ce bien mes parents, ce que l'on ressent concernant l'existence... etc... Comme le dit aussi Claudette Oriol-Boyer a propos d'un livre "On demande une maman"de Colin Sheperd : " l'histoire ? Celle d'une orpheline en attente d'adoption" l'histoire de Sylvia adopté par une maman, Sylvia s'investit aussi dans la création artistique : elle adore chanter, écouter jouer du violon et composer des poèmes d'amour. C'est une artiste en herbe. Elle sera remarquée par une femme violoniste qui l'adoptera et la comblera sur tous les plans en lui offrant une belle poupée et un violon."

Puis en élémentaire en CM2 : j'ai le souvenir de lecture qui m'ont marqué terriblement, quand j'y repense à l'âge adulte. C'est le Grand Meaulne d'Alain Fournier, la Saga des Martin du Gard, et aussi je m'en souviens plutôt Jules Vallès (Jacques Vingtras trilogie : L'Enfant , Le Bachelier , et L'Insurgé) et Romain Rolland ( Jean-Christophe) surtout des extraits et j'avais trouvé cette littérature désuète, et à vrais dire je m'en souviens plus trop. Via ce livre, je retrouve mes lectures d'enfance, je me rencontre aussi que comme plusieurs on été marqué par le Grand Meaulnes d'Alain Fournier.
Puis, ensuite les lectures qui m'ont marqué dans mon adolescence sont :- Le lion de Joseph Kessel, Vipert au point d'Hervé Bazin, j'ai adoré lire la trilogie de Robert Sabatier ...
Je pense que durant mon enfance et mon adolescence j'ai rencontré de bons professeurs qui m'ont su me transmettre le goût de la lecture et surtout l'envie de lire. En tout cas on ne parlait pas de littérature jeunesse, mais de lecture.
Aline Méchin (dans un amour d'enfance) souligne une chose très juste qui fait écho en moi. " La littérature de jeunesse fourmille de roman sur ce même thème. Enfants perdus, volés, abandonnés, qui font poser jeune lecteur la grand question : " Et si mes parents n'étaient pas mes parents ? " Je me la suis posée cette question moi aussi. Certes il est dommage que je sois passé à côté de certain albums, et c'est un regret aussi que durant mon enfance en élémentaire, il n'y avait pas de bibliothèque scolaire comme aujourd'hui ( et surtout comme celle dont je m'occupe à l'heure actuelle) cela est bien dommage, un regret que j'apprécie à l'âge adulte. Comme le souligne certain auteurs dans le livre " Un amour d'enfance" la poésie tient sa place. C'est certain si j'ai une affection pour certains poètes c'est grâce à mon enfance, à l'école, les poésies apprisent par cœur : René-Guy Cadou (un poète dont le nom évoque bien l'enfance) Prévert, Desnos ( fourmi), Hugo, Apolinaire, puis plus tard Rimbaud, Verlaine, Baudelaire ...
Mais personnellement dans un premier temps, je serai bien incapable de dire qu'elle est le livre qui ma marqué étant enfant ma petite madeleine de Proust : peut-être les livres de la Comtesse de Ségur ( les malheurs de Sophie, les Vacances, les Petites Filles Modèles ). Oui, plus exactement les Petites Filles Modèles pour la bonne et simple raison que quand j'ai découvert ce livre et que je me suis rendue compte que l'histoire se situait à l'époque de mon arrière grand mère, cela a été un choc pour moi et cela me fascinait. Mais en repensant plus précisément je crois qu'un livre comme L'histoire d'Helen Keller, de Lorena A. Hickok m'avait beaucoup marqué.
J'ai découvert la littérature que l'on nomme aujourd'hui la littérature jeunesse à l'âge adulte. Une première approche avec la naissance de mes petits neveux, ensuite mon stage chez Gallimard Jeunesse (effectué par hasard en fabrication) durant cinq mois. Un choc en regardant le catalogue Folio Junior, toutes mes lectures d'enfance sont là bien présentes, elles sautent à la figure, c'est le cas de le dire.
Puis depuis deux ans de façon au quotidien ou presque avec des enfants (niveau élémentaire) puisque je m'occupe de la bibliothèque scolaire. J'ai découvert tous les trésors de l'École des Loisir les albums de Tomi Ungerer, Sendak, Nadja, son frère Grégoire Solotareff et leur maman Olga Lecaye et plein d'autres. C'est là, où je me suis rendue comte l'importance de transmettre la passion d'excellents albums et essentiel me semble t-il, pour les amener enfin j'espère vers la littérature et les classique. Les classiques de la littérature jeunesse je les ai découvert adultes : je pense les quatre filles du docteur March, Alice au pays des merveilles, ce sont des livres délicieux , rien n'interdit de les lire à l'âge adulte.
Dernièrement j'ai lu deux excellents livres de jeunesse ou de la littérature tout court, je pense à Miss Charity de Marie Aude Murail, la maison des quatre-vents de Colette Vivier, que dire de l'excellent Taille 42 de Malika Ferdjoukh

Je pense que c'est les médias qui fait la différence entre lecture jeunesse et lecture adulte ou générale. Marie Desplechin dit aussi, pourquoi elle écrit pour la jeunesse : " Parce que c'est plus facile, plus tranquille. Il n'y a pas de pression. Pour les adultes, c'est l'arène. C'est surévalué. Il y a une grande violence dans les relations avec la critique, elle regarde ce que l'on écrit pour les adultes d'un œil superméchant ! J'ai horreur des conflits ! Ce qu'on écrit pour les enfants, tout le monde s'en fout ! Il n'y a pas de critiques dans les journaux... Et puis, il y a sûrement une partie de moi qui est restée bloquée à 12-14 ans !" Là je suis à la fois d'accord et pas d'accord, la pression c'est je pense du à un réseau éditorial face à la critique, un rapport de force. En ce qui concerne la littérature jeunesse " tout le monde s'en fout !" non je ne suis pas d'accord. C'est bien la preuve qu'un écrivain quand il est dans un processus d'écriture il se dit "alors là j'écris pour la jeunesse" je peux bacler mon manuscrit ou je ne suis pas obliger d'approfondir mon récit, comme j'écris pour des 12/14 je peux rester à la surface des choses au lieu de creuser. Moi je pense que c'est une erreur de commencer d'écrire en se disant je m'adresse à des enfants et de penser que je serai lu uniquement par des enfants. Voilà le message que l'adulte peut comprendre en tout cas moi je le ressens comme cela et c'est une erreur !

15 commentaires:

Emmyne a dit…

Oui, l'article de Citrouille est très intéressant ( je l'avais mis en lien aussi ) comme le livre que tu présentes aujourd'hui ( tu penses bien que je ne suis pas passée à côté à sa sortie :)Je ne sais pas pourquoi, je croyais que tu l'avais déjà présenté.

Maribel a dit…

Voilà un article très intéressant!

Katell a dit…

Miam, je vais l'acheter c'est sûr!!
Merci Alice!

levraoueg a dit…

Violà qui donne bien des pistes de lecture ! tu sais que le titre original des 4 filles du Dr March est "Little women" ? Je me demande si ce ne sont pas elles les petites bonnes femmes...

Lou a dit…

"Petites bonnes femmes", quelle horrible titre ! Ce n'est pas "little wives" ? Pour moi ça ne veut pas du tout dire la même chose :)
Vraiment bravo Malice pour ce billet dense et très intéressant. J'aurais plein de choses à dire mais j'ai sans doute oublié la moitié en route.
Je trouve intéressant cette question de littérature jeunesse ou pas, et la tendance qu'on a parfois à considérer qu'un livre jeunesse est en quelque sorte inférieur. C'est un préjugé courant, mais je crois que le problème tient plutôt au fait qu'en grandissant ou vieillissant, on prend de plus en plus de distance avec les personnages de livres écrits à l'origine pour des enfants. Dans certains cas ce n'est pas un souci (j'ai lu "Peter Pan" après mon année de prepa et c'est sans doute le plus beau classique découvert pour moi cette année-là), mais parfois comme tu le disais plus haut, on ne s'identifie plus au personnage tandis que d'autres aspects ressortent, comme le racisme ou les préjugés (tout de même liés à une époque, il ne faut pas non plus voir ça sans prendre du recul).
J'ai retrouvé beaucoup de mes lectures dans celles que tu cites. Ce qui est curieux, c'est que petite je pouvais relire plusieurs fois mes romans favoris, ce que j'avais arrêté de faire jusqu'à cette année et que je fais encore très ponctuellement. A l'époque je n'avais pas forcément besoin de courir après les nouveautés, et même si je découvrais régulièrement de nouveaux auteurs j'aimais tellement l'univers de certains qu'ils étaient devenus une sorte de foyer rassurant que j'aimais retrouver (Roald Dahl en particulier, mais ils étaient assez nombreux). Et puis il y avait ces livres qu'on se transmettait... mon père a essayé de me transmettre ses lectures mais j'avais beaucoup de mal avec ses histoires de garçons. En revanche j'ai lu plusieurs "Rouge et Or" de ma mère lus avant moi par ma cousine, et toutes les Comtesse de Ségur (sauf un volume je crois), dont une partie dans les exemplaires ayant appartenu à ma mère.

Lou a dit…

Ah oui autre chose. Justement, par rapport à la distinction qu'on fait adulte entre littérature pour jeunes et littérature pour décatis ;)
Quand on commence à lire pas mal à l'école primaire, une fois qu'on se sent à l'aise on a tendance à explorer les bibliothèques familiales et autres pour trouver de nouvelles idées de lecture. Et je ne crois pas que l'idée de lire un livre pour adulte nous effleure à cette époque ! J'étais contente de lire quelques livres que je trouvais plus denses mais je ne faisais pas vraiment de distinction entre ceux-là et les autres, si ce n'est que mes parents les lisaient aussi. Je me souviens encore des vacances d'été du CM1, où j'avais pris avec moi les derniers tomes de "La petite maison dans la prairie". N'ayant plus rien à lire, j'avais demandé à mon père de me prêter "les voyages de Gulliver" en édition bilingue. Il venait de le lire en anglais et je l'avais lu en français, en quelques jours à peine. Je me souviens d'un super roman d'aventures ! Puis nous avions trouvé en librairie un Pagnol que j'avais lu lui aussi à toute vitesse... et l'année suivante, je ne sais plus trop ce que j'ai lu mais j'ai découvert Molière (4 ou 5 pièces) et lu d'autres Pagnol, à côté de mes livres de l'Ecole des loisirs et Folio Junior... et vraiment, jamais je n'ai fait autre chose que lire pour le plaisir à cette époque. Evidemment, certains livres étaient trop austères (je me rappelle de "Germinal", qu'on m'a conseillé en 6e ou 5e), et c'est le problème inverse que j'ai maintenant avec les livres écrits pour les enfants et les ados, quand je me sens trop décalée par rapport aux préoccupations des héros par exemple et que le style ne m'emporte pas. Bref, l'âge joue mais ce n'est pas l'essentiel, il y a de bons, de moins bons et de mauvais livres et c'est plus là qu'il y a une différence.

Lou a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Malice a dit…

@ Emmyne : L'article de Citrouille c'est grâce à toi, cet article passionnant.Comme il va pile poil dans le contenu de mon billet je l'ai rajouté. Crois savoir pourquoi tu croyait que j'avais déjà parlé de ce livre de Marie Aude Murail. Car il y a quelque temps j'ai fait un billet sur la littérature jeunesse intitulé " Comment les livres aident à grandir". Encore que le sujet n'est pas le même.
@ Maribel : Oui,merci
@ Katell : Un livre pas très beau en tant que livre je trouve, pas très réussit de ce côté là. Mais l'intérieur une mine !!!! Une vrais petit madeleine d'ailleurs de ce côté là quand on voit les longs commentaires de Miss Lou ;-)
@ Levaroueg : tu as entièrement raison :) D'ailleurs j'ai rectifié.
@ Lou tu fais rire little Woman oui et pas "little wives" ! Comme je te le disais par mail ce livre a été mal traité !!! Merci pour les commentaires intéressants tu as compris ce livre est une véritable petite madeleine de Proust. C'est vrais que le rapport au livre est différent que l'on soit enfants ou adultes. C'est exact j'ai pas trop le souvenir de lire les nouveautés être à l'affut des nouveautés enfants. Changement d'époque, le marketing a pris une grande place dans l'édition jeunesse et de lire à tout pris les nouveautés. En tout cas c'est amusant parce que nous sommes pas de la même génération mais nous avons eut à peut-près les mêmes références.

Titine a dit…

Ton billet est une madeleine de Proust, 3les 4 filles du docteur March" que j'ai adoré au delà de toute mesure (je me souviens aussi d'une adaptation sous forme de feuilleton), "Alice au pays des merveilles" un de mes classques, "Le grand Meaulnes" que j'avais étudié au collège et que j'ai très envie de relire, "Sans famille" qui me fait monter des larmes dès que j'y repense...j'ai également d'excellents souvenirs des livres de Roald Dahl.

Lou a dit…

AH oui, Women, Wives... :) My mistake ! En plus j'ai vu entre-temps le commentaire de Levraoueg et je n'ai pas tilté, je devais penser à autre chose. En tout cas "bonnes femmes", quelle horreur ! On sent que ça date !
Quant aux différences de lecture j'imagine qu'avec le marketing les petits lisent des choses différentes maintenant mais je me souviens qu'il n'y avait pas de rayons énormes dans "ma" maison de la presse et du coup je retrouvais souvent les mêmes auteurs... et puis j'ai été conseillée par ma cousine bibliothécaire et mes parents, qui me laissaient tout de même flairer de nouvelles pistes de lecture sans s'interposer quand j'ai commencé à beaucoup lire toute petite. Je n'étais en tout cas pas trop influencée par les lectures "à la mode" (sauf quelques auteurs qui marchaient bien, comme ceux de la collection Cascade ou je crois d'une collection Flammarion - celle de la Petite Maison dans la Prairie), d'autant plus que mes copains n'aimaient pas trop lire.

Béatrix a dit…

c'est tout simplement passionnant !

Lilly a dit…

Très joli billet, qui me rappelle plein de souvenirs ! Il y a un séminaire de littérature jeunesse dans ma fac, je vais essayer d'y assister cette année.
Sinon, paquet bien arrivé. J'ai commencé le Doizelet, et je suis conquise pour l'instant. Merci beaucoup d'avoir été si rapide !

Malice a dit…

@ Lou : la collection Cascade ma petite bibliothèque scolaire en a plein de livre de cette collection ;-) Grâce à toi je vais regarder cela de plus près !
@ Titine : Ah ! ces fameuses filles du docteur March ;-) oui nous avons les mêmes référencent Sans famille ma beaucoup touché un grand classique assez triste !
@ Beatrix : Merci ! oui ce billet plait tant mieux ;-)
@ Lilly : De rien pour les livres de lou je n'ai fait que suivre.
L'histoire de la littérature jeunesse est passionnante car elle est assez complexe je trouve, comme l'est le monde de l'édition d'ailleurs ;-)

Limea a dit…

Un bien joli post, qui me laisse rêveuse! ( nostalgique?)

Lou a dit…

ça y est j'ai compris pourquoi je m'étais emmêlé les crayons ! En fait, la suite des quatre filles, quand elles se marient, s'intitule en anglais "good wives". Je ne perds pas encore complètement la tête, mais si ça va venir un jour :)

Pour les Cascade si tu veux je pourrai jeter un coup d'oeil en descendant à Royan, voire en relire un ou deux. Je me souviens d'une Caroline qui partait aux USA pour le boulot de son père et qui ne voulait pas, puis à la fin elle était super contente et son père annonçait qu'ils partaient en Amérique latine et elle ne voulait pas, donc évidemment le petit lecteur savait que oui Caroline se sortirait aussi de cette nouvelle épreuve (tiens je m'en souviens bien de celui-là, bizarre ! pourtant je l'ai lu deux fois, pas plus que d'autres) et je me souviens aussi des Mystères à Carnac. J'étais fan de Catherine Missonnier à l'époque, un des piliers de la collection, je l'avais même rencontrée et j'avais des livres dédicacés à Royan attention, grand moment de nostalgie !