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mardi 13 janvier 2009

Hubert Haddad : PALESTINE

Israël- Palestine : le conflit sans fin, malheureusement et répétitif au fils des ans ! . Les israéliens comme les palestiniens n'en peuvent plus et voudrait que l'horreur cesse. 

Jardins de la Maison-Blanche, 13 septembre 1993 : poignée de main entre le Premier ministre israélien ItzhakRabin et le chef de l'O.L.P. YasserArafat, après la signature de la Déclaration de principes sur l'autonomie des territoires occupés.

Mais malheureusement, c'est triste, de constater, que la force de cette photo, l'espoir dans ce 13 septembre 1993 ne sait toujours pas concrétisé ou n'a pas perdurer puisque nous sommes en 2009 et les bombes et la réunion des deux peuples est sans issu. Un livre magnifique qui se lit d'une traite que l'on ne lâche pas, un livre qui nous obsède tout au long de la lecture. Un coup de cœur ! Un livre fort porté par une écriture forte, bouleversant. Un livre qui s'adresse au jeune adolescent, un livre abordable pour comprendre la vie des jeunes israéliens et palestiniens au quotidien. Mais, aussi un livre qui s'adresse à tout le monde car c'est un livre qui se lit bien et très facile d'accès et voir ici explication d'une adaptation théâtrale. 
Ce livre a reçu un accueil chaleureux, il a reçu de nombreux prix entre autre le magnifique P5C : Le jury a distingué « une fable politique en français, qui parle l’arabe et l’hébreu, où l’écriture lyrique se mêle au sens aigue du réel" exact cela résume bien le ressenti du de ce roman une fois terminé. Étant donné que je lis des livres pour la présélection de ce prix, c'est à cette occasion que les éditions Zulma m'ont offert ce livre magnifique d'une grande beauté !

Hebron est la ville choisit par Hubert Haddad la raison est pour lui la suivante : "c'est la mémoire de l'islam, la mémoire du judaïsme est là. Aujourd'hui, Hébron est la ville qui donne un éclairage étonnant sur la situation du conflit entre les deux peuples juif et arabe plus que Jérusalem". Ce conflit touche intiment Hubert Haddad dont les origines sont doubles juives et arabes. Ce n'est pas un hasard si son personnage central Cham/Nessim a une double identité israélienne/palestinienne. Ce roman, car c'est une pure fiction peut-être perçu comme un reportage poétique sur le conflit israélo-palestinien, à Hébron plus précisément au sud entre des villages arabes et la colonie de Ber Schov. Cham est un jeune soldat de première classe de Tsahal. Il est en permission. Mais au cours d’une dernière ronde, il est kidnappé par un commando palestinien. Il ne se rappelle plus de rien, il a oublié son nom. Cham devient Nessim, fils d'une veuve aveugle Asmahan la mère de Falastin . " Il ressemble tellement à Nessim ..."p31, il doit rentrer accepter de rentrer dans la peau d'un autre 

"- Nous l'appellerons Nessim le temps qu'il faut, explique-t-elle dans l'espoir d'amender son délire. Les autorités n'y verront que du feu. Il porte les habits de mon frère. Il lui ressemble terriblement. Nous lui donnerons des papiers valides, un laissez-passer, son permis de conduire, le récépissé de son inscription universitaire."
Cham/Nessim connaîtra l'angoisse du palestinien au chek-point, lieu de passage souvent humiliant montrer ses papiers, fouilles, arrestation ...
Un livre très fort , plus difficile d'accès à mon goût, pas évident du premier abord d'entrer dans le livre, mais une fois que l'on est entrée ce roman devient alors saisissant et la lecture prend un autre relief !J'ai aimé à la lecture, l'écriture d'Hubert Haddad très poétique, la violence est là bien sûr mais j'ai trouvé qu'il ressortait une grand douceur appelée humanité, une grande générosité venant des palestiniens en vers cet israélien qui ne sait plus à quel camp il appartient. Nombreux sont les très beaux personnages comme Falastin jeune femme issue d'un milieu aisé son père décédé était avocat, la tante Layla est aussi un très beau personnage féminin de courage, le photographe Abdallah Manastir est un personnage touchant aussi.


10 commentaires:

Béatrix a dit…

Tu as raison de mettre en avant ces deux livres; moi j'ai toujours aussi entendu ce conflit depuis mon enfance et en Afrique nous voyions arriver beaucoup de réfugiés et j'avoue ne plus rien y comprendre et être assez désespéré d'entendre cette guerre qui ne cesse pas.

sylire a dit…

J'avais fait un billet comportant 3livres sur ce confit. Je pense les remettre en ligne dans les jours qui viennent. Je n'ai pas lu "Palestine" mais "une bouteille dans la mer de Gaza" est un très bon livre pour comprendre (ou tenter au moins) de comprendre le conflit.

Lune de pluie a dit…

Un livre (Haddad) fait prendre conscience à "l'un" comme à "l'autre" de la nécessité de se connaître et de se reconnaître. Cela est possible (je pense au "curé de Nazareth" - palestinien-, à des groupements comme "Peace now"...), cela sans aucune utopie, simplement la condition d'homme acceptant l'autre avec ses différences et sans fanatisme.

jumy a dit…

J'ai lu le roman de Valérie Zénatti l'année dernière. Je l'avais trouvé très émouvant. Depuis mon enfance ce conflit est aux informations, on a trop tendance à oublier l'horrible quotidien de ces deux peuples. J'ai aimé la lueur d'espoir que donne ce livre. C'est bien d'avoir présenté ces livres en de telles circonstances.

Nanne a dit…

C'est intéressant de lire les deux facettes d'une même médaille, Alice, en présentant ces deux livres israëlien et palestinien. Je connaissais le 1er de nom, sans l'avoir lu. Le second est une découverte plutôt réussie !! Israël était à l'honneur l'an dernier pour le Salon du Livre ... J'ai trouvé pertinent que des auteurs palestiniens soient présents et puissent discuter un conflit qui ne finira pas demain !

GANGOUEUS a dit…

C'est une très belle présentation et une invitation à pénétrer le conflit avec les différents sons de cloches de ces deux textes...

Malice a dit…

@ Béatrix : oui je pense que l'on est beaucoup à avoir entendu parler de ce conflit qui n'en finit pas.
@ Sylire exact j'ai retrouvé ton billet et je l'ai mis en lien.
Et je me souvenais du très beau commentaire de Beatrix sur son enfance en Afrique. Exact moi aussi je trouve que "une bouteille dans la mer de Gaza"est un livre excellent aussi bien pour les jeunes que les adultes et très accessible ! plus que Palestine qui est malgré tout un très bon livre.
@ Lune de pluie : exact ton commentaire est très juste, accepter l'autre avec ses différences ! Il en est de même pour "la bouteille de Gaza." Deux livres différents dans l'approche mais semblable dans le contenu

Malice a dit…

@ Jummy : Oui le Valérie Zenatti est émouvant, c'est exact attachant aussi. Oui je me disais que l'occasion de présenté ces deux livres ;-)
@ Nanne : le 1er l'auteur est israélienne/française le deuxième moitié juif/arabe. Deux livres qui vont dans la même direction.D'accord le titre du livre d'Hubert Haddad peut prêter confusion. Malheureusement les écrivains palestiniens n'était pas présent au Salon l'année dernière
@ Gangoueus : le son de cloche des deux livres est le même mais pas différent

Loula a dit…

Je ne sais pas si tu as lu de la même auteur "Quand j'étais soldate" qui est vraiment très bien aussi

maggie a dit…

Un sujet qui m'intéresse : je pense que ce livre fera partie de mes prochains achats...