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samedi 3 janvier 2009

CONTES DE GRIMM : spectacle mis en scène par Olivier Py


Pendant les fêtes de fin d'année je suis allée voir aux Ateliers Berthier deux contes adaptés et mis en scène par Olivier Py.

"À ses yeux, les contes des frères Grimm n'ont été que trop longtemps «considérés comme une vitrine idyllique pour petites filles en quête de prince». La plupart de ces contes n'ont rien de puéril, au contraire : recueillis et rédigés par des contemporains de la grande génération du romantisme allemand, leur merveilleux est d'autant plus frappant qu'il se détache sur un fond de gravité." Olivier Py
Je suis entièrement d'accord avec lui comme quoi les contes d'une façon générale s'adresse à tous aux grands comme aux petits.




La Jeune fille, le diable et le moulin

Olivier Py , une adaptation d'après un conte de Grimm : "la jeune fille sans mains" édition L'école des loisirs
Un pauvre meunier rencontre le Diable, sans le reconnaître. Celui-ci lui promet la richesse si le meunier lui remet dans trois ans ce qui se trouve derrière son moulin. Le meunier accepte, sans voir qu'il devra livrer sa fille... Au jour dit, le Diable se présente, mais la pureté de la Jeune Fille ne lui permet pas d'approcher : il a beau lui faire couper les mains, elle le tient en échec...
Seule, errante, affamée, la Jeune Fille, aidée d'un Ange, entre dans le jardin du Prince. Celui-ci reconnaît en elle sa promise, l'épouse et lui offre des mains d'argent. Mais une longue guerre éclate, et le Prince doit partir. Le Diable, déguisé, intercepte les lettres que s'écrivent les deux époux, et revient de l'armée avec un faux ordre du Prince : la Princesse doit périr ! Avec l'aide de l'Ange, la malheureuse se cache dans la forêt. Sept ans après, le prince la retrouve, embrasse son fils – et découvre émerveillé que les mains de la Princesse ont repoussé.



La Vraie Fiancée (création)

Olivier Py d'après une adaptation un conte de Grimm "
la vraie fiancée" Actes Sud-Papiers coll Heyoka Jeunesse
Il y a un an, la Jeune Fille a perdu sa mère...
Ce jour-là, le Père revient avec sa nouvelle épouse. La Marâtre impose à la Jeune Fille des épreuves impossibles. Avec l'aide d'un Ange, elle parvient à les surmonter, mais la Marâtre finit par la chasser.
Réfugiée dans la forêt, la Jeune Fille rencontre le Prince, qui promet de revenir bientôt la chercher. Entretemps, elle fait la connaissance d'une troupe de comédiens, qui jouent devant elle un extrait de conte. Mais le Prince croise la route de la Marâtre, qui lui fait boire l'eau de l'oubli. La pauvre Jeune Fille est jetée en prison. Elle y retrouve les comédiens. Ensemble, ils jouent une pièce devant la cour. Le Prince, qui accepte d'y tenir son rôle, rejoue ou revit sa rencontre avec sa bien-aimée. Il la reconnaît enfin, et le Père et l'Ange arrivent à temps pour les noces.

Le deuxième conte est visuellement et le mieux au niveau du récit, le plus riche aussi. Il est un peu plus long puis plus abouti et l'on retrouve un procédé que l'on retrouve très souvent dans les grands pièces théâtrales : le théâtre dans le théâtre. Mais,
l'ensemble (deux pièces vus sur les trois proposées) font un spectacle merveilleux de fin d'année durant la périodes des fêtes de fin d'année, un vrais régal. Pour l'ambiance musicale on pense fortement à Bretch et à Karl Valentin par moment. Une grande réussite de vulgarisation des Contes de Grimm et comme le dit très justement Marthe Robert sur la quatrième de couverture (édition Folio) " Des Contes de Grimm on ne connaît guère en France que les plus célèbres , encore est-ce à la faveur d'une confusion , puisque, pour le grand public, ils appartiennent bien plus au monde du dessin animé qu'aux deux savants allemands qui les ont relevés pour les sauver de l'oubli."

En complément voir le blog d'Aldor qui a vu le conte que je n'ai pas vu "L'eau de la vie" !
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