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mercredi 3 décembre 2008

ALBERTO MANGUEL : Dans la forêt du miroir

Essais - Illustration sont de John Tenniel
Traduit par Christine Le Bœuf

Au début de l'année 2008, j'ai lu la Bibliothèque la nuit . Il était question de bibliothèques. Là dans la forêt du miroir, il est question de livres et de la lecture. Il assimile la lecture à un abandon, une jouissance, un plaisir d'être embarqué dans une belle histoire." La lecture systématique ne sert pas à grand-chose. Le recours à une liste de livres officielle (liste de classiques, d'histoire littéraire, de lectures censurées ou recommandée, catalogues de bibliothèque) peut, d'aventure, faire surgir un nom utile, à condition que nous restions conscients des motifs cachés de ces listes."
Un magnifique hommage qu'Alberto Manguel rend à Alice, il a une grande admiration pour ce conte de Lewis Carroll et il a le bon goût d'avoir appelé sa fille aînée Alice
"Le motif dans le tapis" c'est la formule inventée par Henry James pour désigner le thème récurrent qui parcourt l'œuvre d'un auteur. Ce qui est terrible avec Alberto Manguel s'est que l'on découvre de nombreux auteurs que l'on a envie de lire. Il y a entre autre Borgès dont il fut le lecteur, il parle largement de lui, de ses livres, dans cet ouvrage. Il évoque Marta Lynch auteur totalement méconnu en France, mais aussi de Chesterton et il parle merveilleusement bien de Cynthia Ozick que j'adore, que j'ai envie de relire.
Intéressant, Alberto Manguel évoque la littérature gay. "Qu'est ce alors cette littérature gay ?" Gale et remarque pertinente vouloir à tout pris enfermer une littérature . PatrickTimothy Findley refusent cet enfermement et ils ont bien raison. Il évoque les relation entre un auteur et son éditeur " Bref, un éditeur doit être un lecteur", mais aussi le travail remarquable des passeurs. Alberto Manguel rend hommage à un excellent professeur de lettre Rivadavia. Grâce à lui, il a découvert Kafka, Cortazar, Rimbaud, Quevedo, Akutagawa. Ce professeur a su donner le goût de la lecture et des lettres à ses élèves. C'est tellement important, je le comprends car moi j'ai eu beaucoup de chance d'avoir eu un excellent professeur de français dans le secondaire. Le livre pour Alberto Manguel et je suis complètement d'accord avec lui doit donner au monde une cohérence.
Il est question de l'avenir du livre et des nouvelles technologies. Alberto Manguel est un grand amoureux de la littérature. C'est la raison pour laquelle nous lecteur amoureux des livres nous aimons, nous plonger dans ses livres. Mais ces livres ne se lisent pas d'un bloc il y a un grand plaisir d'y revenir aussi, car ces livres sont de véritable promenade dans les livres en compagnie d'Alice de Lewis Carroll, la reine des traversées, la complice ce ce voyage à travers les livres, les souvenirs de lecture et de politique d'Alberto Manguel.

5 commentaires:

Jules a dit…

Il y a longtemps que je me promets une lecture de cet auteur. As-tu une suggestion pour le 1er?

Praline a dit…

J'ai un de ses titres dans ma PAL mais la couverture très L. Carroll de ce livre me fait de l'oeil.

Lou a dit…

Vraiment très intéressant ce billet. J'ai également ce livre et un autre de Manguel dans ma bibliothèque, mais je ne les ai pas encore lus. Ce que tu dis me donne très envie de le découvrir enfin. Au sujet de l'enfermement dans un genre, notamment dû à l'appartenance sexuelle de quelqu'un, cela me rappelle la question soulevée au Festival America concernant la littérature afro-américaine : littérature noire ? littérature tout court ? Question bien maladroite, mais représentative d'un état d'esprit et de clichés difficiles à effacer (et peut-être volontairement exploités par certains auteurs, pour de bonnes et parfois pour de mauvaises raisons).

Malice a dit…

@ à toute : Celui là me parait très bien pour découvrir Alberto Manguel je pense. Il écrit des essais autour de la lecture, c'est passionnant.
Mais il y a à boire et à manger comme on dit: prendre ce qui nous intéresse, quitte a y revenir. "Dans la forêt du miroir" je le conseillerai pour découvrir Manguel car il y a surtout les illustrations de Tenniel qui sont charmantes.
@ Lou Merci !Ce billet est le reflet de ce qui ma intéressée, et non de l'ensemble du livre. C'est vrais tu as raison au sujet de la littérature afro-américaine c'est la même chose que la littérature gay. Une étiquette, marketing je ne sais pas trop mais car l'on pointe du doigt une minorité c'est très maladroit.

Louis a dit…

Je suis bien d'accord avec toi. Ce livre de Manguel va beaucoup plus loin que la simple littérature. Les livres deviennent un prétexte pour aborder des sujets qui, visiblement, touchent Manguel de très près : le coup d'État de Peron en Argentine,la haine inexplicables face aux juifs, etc.